Dans le cadre de ses missions, l'Andra est chargée de collecter, auprès d'environ 1 000 producteurs (hôpitaux, laboratoires, universités…) répartis sur l'ensemble du territoire national, les déchets issus d'activités utilisant les propriétés de la radioactivité, hors industrie électronucléaire.
L'Andra, ne disposant pas d'installations de regroupement et d'entreposage, doit louer des bâtiments à des entreprises externes (principalement au CEA - Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives - et à Areva) pour assurer ces fonctions.
Afin d'accroître son indépendance en amont du stockage ou de répondre à la fermeture programmée du bâtiment de regroupement utilisé aujourd'hui sur le site du CEA à Saclay (91 - Essonne), l'Andra souhaite accueillir d'ici 2012 deux nouveaux bâtiments, l'un pour l'entreposage et l'autre pour le regroupement et le tri de déchets non électronucléaires sur le site du Centre de stockage des déchets de très faible activité (CSTFA), installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE).

Un bâtiment d'environ 550 m2 permettrait de regrouper des colis de déchets non électronucléaires (environ 5 000 colis par an) provenant de différents sites français, avant de les orienter vers d'autres installations pour traitement, conditionnement (chez deux prestataires dans le Sud de la France : Socatri ou Socodei), stockage (au CSTFA ou au CSFMA) ou entreposage en attendant d'être stockés. Ce bâtiment servirait à la réception, à l'identification, au contrôle et au reconditionnement éventuel des déchets issus de la collecte chez les “petits” producteurs. Jusqu'à présent, le regroupement de ces déchets se fait sur un site – le CRN (Centre de regroupement Nord) - du CEA à Saclay. Or, le CEA prévoit son démantèlement dans un futur proche.
Le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) demande à ce que soient étudiées de nouvelles capacités d'entreposage pour les déchets non électronucléaires n'ayant pas encore de filière de stockage. Ce bâtiment d'entreposage, d'environ 2 000 m2, accueillerait donc de façon temporaire certains colis de déchets non électronucléaires — en moyenne 250 m3 chaque année — (certaines têtes de paratonnerres radioactifs, certains objets au radium à usage médical…), avant qu'ils ne soient stockés de façon pérenne. L'installation serait vidée au fur et à mesure de la mise en service des centres de stockage dédiés. Ces colis sont aujourd'hui entreposés chez Socatri (dans le Vaucluse) et sur plusieurs installations du CEA. Mais ces installations sont désormais de taille trop limitée et/ou en passe d'être démantelées.
La majeure partie des déchets à collecter, regrouper puis réexpédier sont produits dans la moitié Nord de la France. C'est entre autres pour cette raison que le bâtiment actuellement utilisé est implanté à Saclay en région parisienne. Considérant également que les déchets une fois collectés, sont orientés pour partie vers :
il a été convenu qu'un site proche de la région parisienne, des axes routiers nord/sud et des centres de stockage constituerait la localisation idéale permettant de réduire les transports et les nuisances.
Après une première analyse des localisations envisageables, il est apparu clairement que le site du CSTFA regroupait le maximum d'avantages, sur les plans techniques et financiers mais également vis-à-vis des préoccupations d'environnement. En effet, l'utilisation de terrains de l'Agence sur et à proximité du CSTFA actuel, en plus de limiter significativement les travaux lourds de VRD (voiries, réseaux et divers) nécessitant le recours à des engins de chantier générateurs de nuisances, permet de bénéficier d'un programme et d'équipement de surveillance de l'environnement existants.
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