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La radioprotection

La radioprotection est l'ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes, directement ou indirectement, y compris les atteintes portées à l'environnement.

 

Elle repose sur trois principes fondamentaux :

1. Le principe de justification : l'utilisation des rayonnements ionisants est justifiée lorsque le bénéfice qu'elle peut apporter est supérieur aux inconvénients de cette utilisation.

2. Le principe de limitation : les expositions individuelles ne doivent pas dépasser les limites de doses réglementaires.

3. Le principe d'optimisation : les expositions individuelles et collectives doivent être maintenues à un niveau aussi bas qu'il est raisonnablement possible en dessous de ces limites, et ce compte tenu de l'état des techniques et des facteurs économiques et sociétaux (principe "ALARA" : As Low As Reasonably Achievable => aussi bas qu'il est raisonnablement réalisable).

 

Organisation de la radioprotection sur le CSM

Organisation de la radioprotection sur le CSM

  

Dosimètrie du personnel - résultats

L'évaluation des doses reçues par les salariés en matière d'exposition externe est réalisée, conformément à la réglementation, au moyen de trois types de dosimétrie: 

La dosimétrie passive
Elle repose sur l'utilisation de dosimètres à lecture différée, dont la durée de port sur le CSM est d'un trimestre. Le personnel est susceptible de recevoir, dans les conditions normales de travail, des doses inférieures à 6 mSv/an sur 12 mois consécutifs.

Le dosimètre passif utilisé sur le CSM est un film de l'IRSN dont la plage de mesure présente une gamme de doses allant de 0,2 mSv à 2 Sv pour des radionucléides d'énergie allant de 163 keV à plusieurs MeV.

La dosimétrie passive complémentaire (pompes à radon)
La contamination atmosphérique susceptible d'être rencontrée sur le CSM correspond à la présence de radon dans les galeries du RSGE et dans les chambres de drainage.

Pour se prémunir de ce risque, la présence de personnel dans les galeries du RSGE est associée au démarrage de la ventilation, permettant ainsi le renouvellement de l'air des galeries. Enfin, une dosimétrie complémentaire adaptée au risque radon est utilisée (pompe à radon).

Elle concerne la détection et la mesure des aérosols radioactifs émetteurs alpha à vie courte, permettant ainsi de déterminer l'exposition à l'énergie alpha potentielle des descendants solides à vie courte des isotopes du radon.

La dosimétrie opérationnelle
Elle repose sur le port de dosimètres électroniques permettant de mesurer en temps réel l'exposition reçue. Ils délivrent également des alarmes dès dépassement des seuils prédéfinis (dose ou débits de dose).

Le dosimètre opérationnel utilisé sur le CSM est le DMC 2000S de Merlin Gerin dont la plage de mesure présente une gamme de doses allant de 1 μSv à 10 Sv et de débits de dose allant de 0,1 μSv/h à 10 Sv/h pour des radionucléides d'énergie de 50 keV à 6 MeV.

 

  
  
  

Contrôle de la radioactivité
Contrôle de la radioactivité

Page mise à jour le Vendredi 24 Septembre 2010 à 14h59