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Le suivi du tritium dans l'environnement

Depuis plusieurs années, l'Andra mesure, suit et contrôle l'activité du tritium dans l'environnement du Centre de stockage de la Manche.


L'Andra mesure, suit et contrôle dans l'environnement du Centre de stockage de la Manche de faibles niveaux de tritium, dont la présence s'explique par deux raisons :


- Il existe un phénomène que l'on appelle relâchement, qui est lié à une faible diffusion de tritium depuis les ouvrages de stockage sous forme gazeuse. Une très faible quantité de tritium gazeux se propage d'une part dans le sol pour se retrouver dans l'eau et d'autre part dans les chambres de collecte qui récupèrent les eaux de drainage de la couverture (sur et sous la membrane). On mesure aujourd'hui un marquage en tritium de ces eaux sous membrane.

- En 1976, dans le cadre de la surveillance des activités du Centre, des taux de tritium anormalement élevés, mais toujours en dessous des limites réglementaires, ont été détectés dans la rivière voisine, la Sainte-Hélène. L'origine a très rapidement été identifiée : les taux étaient dus à des relâchements de tritium en provenance de colis stockés qui avaient été conditionnés sans complément de ciment et qui ne présentaient donc pas une parfaite étanchéité au tritium. Tous les colis concernés ont été repris. Certains ont été reconditionnés puis envoyés pour entreposage au CEA Valduc, les autres ont été reconditionnés puis re-stockés dans de nouveaux ouvrages au CSM.


On mesure encore aujourd'hui des traces de ce tritium relâché en 1976 dans les eaux souterraines du Centre, et dans les ruisseaux environnants. Cependant, la surveillance effectuée régulièrement depuis plusieurs années dans les piézomètres et dans les ruisseaux permet de montrer que l'activité du tritium baisse. L'activité moyenne dans les piézomètres est passée de 5058 Bq/L en 2009 à 3264 Bq/L en 2013. L'activité moyenne dans le ruisseau de la Sainte-Hélène de 54 Bq/L en 2009 à 47 Bq/L en 2013, dans le ruisseau du Grand Bel de 612 Bq/L en 2009 à 423 Bq/L en 2013.


L'Andra suit et contrôle le tritium de façon très rigoureuse et constate que le niveau mesuré dans l'environnement ne présente aucun risque. Le Centre ne présente aucun danger pour la population ni pour l'environnement. Tous les contrôles effectues année après année confirment que l'impact est très faible, plus de 1 000 fois inferieur a l'impact de la radioactivité naturelle.

 

Evolution de l'activité tritium sur le CSM


Qu'est-ce-que le tritium ?

Le tritium est un élément radioactif produit sous l'effet du rayonnement cosmique ; mais il peut également être produit par toutes les activités nucléaires : les centrales, les activités militaires et le traitement du combustible. Les colis contenant du tritium nécessitent, comme tout colis radioactif, une prise en charge adaptée dans des centres spécifiques. De tels colis, qualifiés FMA-VC, ont ainsi été stockés au Centre de stockage de la Manche dès 1971.  


Est-ce dangereux ?

Sa toxicité est très faible. L'OMS considère que l'eau est potable si l'activité en tritium reste inférieure à 10 000 Becquerels/litre. Il faudrait boire 2 litres d'eau par jour et par an, à une telle concentration, pour atteindre 0.1 mSv, soit 1/10ème de la dose annuelle admise pour le public (dose annuelle admise pour le public : 1 mSv/an).
  
 
  
  
  

Mesure du tritium dans l'air


Prélèvement d'eaux

Page mise à jour le Mercredi 1 Avril 2015 à 12h43