La dernière évaluation officielle (arrêtée par le ministère en charge de l'énergie) date de 2005*. Elle estimait le coût du stockage entre 13,5 et 16,5 Md€. C'est cette évaluation qui sert actuellement de référence pour le calcul des provisions que les producteurs doivent mettre de côté pour la gestion des déchets HA-MAVL déjà produits.
Voir le rapport du groupe de travail 2005 DGEMP-Andra-Producteurs.
Cigéo est un projet unique, qui sera exploité sur plus d'un siècle, dont l'évaluation fait l'objet d'une mise à jour régulière pour tenir compte de l'avancée des études (évolutions techniques pour répondre aux exigences de sûreté et de réversibilité, inventaire des déchets à stocker…) et de l'évolution du contexte économique (inflation, prix des matières premières…). De plus, certains aspects (implantation, conditions de réversibilité…) vont être affinés suite au débat public (prévu en 2013) et à une loi devant fixer les conditions de réversibilité du stockage.
En 2009, l'Andra a réalisé un chiffrage intermédiaire estimé à environ 35 Md€ qui représente entre 1 et 2% du coût de la production d'électricité. Celle estimation reflète la meilleure vision de l'Andra en l'état actuel des connaissances.
Un nouveau chiffrage sera proposé par l'Andra fin 2012 sur la base des esquisses réalisées par le Maître d'œuvre système retenu début 2012. Sur cette base, le ministère en charge de l'énergie arrêtera une nouvelle évaluation officielle prévue pour 2013.
Les producteurs de déchets sont responsables du financement du stockage. Pour cela, ils doivent provisionner dès aujourd'hui le montant correspondant à la gestion de leurs déchets, afin de ne pas reporter cette charge sur les générations futures. Sur la base de l'estimation de 2005, le montant à provisionner aujourd'hui serait de 4,5 milliards d'euros pour couvrir le coût de Cigéo (selon les hypothèses sur le taux d'inflation et le taux de rendement).
* Estimation basée sur la valeur de l'euro en 2002. Les coûts d'un projet sont exprimés avec une date de valeur de l'euro ce qui permet de tenir compte de l'évolution des prix sur une période. A titre d'exemple, l'indice national « TP05 » qui mesure l'évolution des travaux souterrains a évolué de + 30% entre 2002 et 2010.
Par ailleurs, Cette évaluation était basée sur les volumes de déchets à stocker retenus en référence par les producteurs et du chiffrage réalisé par l'Andra en 2002/2003 sur des concepts préliminaires de stockage.
