Page 20 - Andra en Résumé

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Les déchets ayant
fait l’objet de modes
de gestion historiques
Certains déchets radioactifs ont fait l’objet de modes de gestion pratiqués à l’époque où ils ont
été produits et ne seront pas pris en charge dans les centres de stockage de l’Andra. À ce titre,
ils ne sont pas pris en compte dans les bilans présentant les volumes de déchets, mais sont
cependant identifiés dans l’Inventaire national.
L’immersion de déchets radioactifs a été pratiquée
par de nombreux pays durant une trentaine d’années
à partir de la fin des années 1940. Ces immersions ont
d’abord été réalisées à faible profondeur, la plupart
du temps dans les eaux territoriales des pays qui les
pratiquaient. Elles ont ensuite été réalisées sous la
coordination d’instances internationales, à grande
profondeur dans les eaux internationales.
En 1967 et 1969, la France a participé à deux campa-
gnes dans l’Atlantique, en immergeant 14 200 tonnes
de déchets radioactifs. Dans le cadre des essais
Il existe trois modes de gestion historiques
Immersion de déchets radioactifs
L’évacuation en mer
était à l’époque considérée
comme la filière de gestion la
plus appropriée tant la dilution
est considérable dans le volume
de l’océan.
Cette pratique a été
abandonnée par la
France en 1982
nucléaires réalisés par la France dans le Pacifique,
3 200 tonnes de déchets ont également été immer-
gées entre 1967 et 1982.
Les déchets radioactifs immergés se présentaient
sous plusieurs formes :
des déchets liquides, directement évacués en mer
ou mis en conteneurs ;
des déchets solides, non conditionnés, ou pour la
plupart, emballés dans des fûts métalliques après
incorporation dans du béton ou du bitume.
L’immersion
INVENTAIRE NATIONAL
des matières et déchets
radioactifs
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