Suivi des amphibiens

Photo d'une salamandre tachetéeLe suivi des amphibiens de la zone OPE permet d'obtenir des informations sur la biodiversité. Ce suivi utilise les protocoles développés par le Muséum National d'Histoire Naturelle et s'inscrit dans des réseaux de suivi au niveau national.

Contexte

Dès 2008, une étude bibliographique des données disponibles sur la zone OPE a été menée pour recenser toutes les espèces d'amphibiens déjà observées. Parmi les 18 espèces inventoriées en Lorraine pour lesquelles des mesures de conservation ont été définies au niveau européen, national ou régional, 12 d'entres d'entre elles ont été observées dans la zone d'étude de l'OPE. Une réserve est toutefois à émettre sur l'unique donnée de Grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae) en raison des difficultés d'identification spécifique en l'absence de chant typique ou d'analyses sérologiques. Au cours de cette première phase, une sélection de plusieurs sites a été pratiquée après une reconnaissance de terrain pour mettre en place les deux protocoles anciennement définis par le Muséum National d'Histoire Naturelle :

  • Suivi de la migration des amphibiens
  • Suivi de l'abondance des amphibiens.

Ces deux protocoles sont appliqués sur le secteur de référence OPE depuis 2009.

Dispositif

Seau de capture d'amphibiens placé près d'un filet de capture d'amphibiens sur le site expérimental de MontiersLe suivi de la migration repose sur la capture des amphibiens à l'aide de filets de piégeage posés en bordure de route entre des zones boisées et des cours d'eau. Sur deux périodes de l'année (printemps et automne), les pièges sont relevés tous les jours afin d'établir un inventaire des espèces capturées. Ce suivi est pratiqué sur trois sites de captures (Montiers-sur-Saulx, Saint-Joire : Ormançon, et Biencourt-sur-Orge).

Le suivi de l'abondance des amphibiens consiste à réaliser un inventaire et un comptage des amphibiens en milieu humide et aquatique au niveau de 10 sites de reproduction à plusieurs périodes de l'année afin de cibler toutes les espèces à différents stades de développement.

Ces deux protocoles sont reconduits annuellement sur les mêmes sites.

Résultats remarquables

  • Suivi de la migration des amphibiens

    5 171 amphibiens ont été capturés au printemps 2010 dont 58 % au niveau du site Montiers-sur-Saulx, 35 % à Saint-Joire et seulement 6 % au niveau de Biencourt-sur-Orge. 731 amphibiens ont été dénombrés au cours de l'automne 2010 dont 24 % à Montiers-sur-Saulx, 65 % à Biencourt-sur-Orge et 11 % à Saint-Joire. Des différences importantes sont donc observées d'une campagne à l'autre et selon les sites de capture.

  • Suivi de l'abondance des amphibiens

    Le premier suivi d'abondance des amphibiens réalisé en 2010 sur les 10 sites sélectionnés a permis de comptabiliser 7 espèces d'amphibiens dont 4 espèces anoures (l'alyte accoucheur, le crapaud commun, la grenouille rousse et la grenouille verte) et 3 espèces d'urodèles (le triton alpestre, le triton ponctué et la salamandre tachetée). Le triton palmé recensé au printemps 2009 n'a pas été recontacté en 2010.

Partenaires

Logo du Muséum National d'Histoire Naturelle

Logo de NEOMYS

Retour en haut de page