Suivi des grands mammifères

Photo d'un sanglierLa chasse est une activité pratiquée régulièrement sur la zone OPE. En partenariat avec les associations de chasse, un suivi de la population des grands mamifères est réalisé sur ce territoire afin d'en dresser l'inventaire, analyser leurs déplacements.

Contexte/synthèse des données existantes

Concernant les grands mammifères, la zone OPE représente un vaste territoire de chasse dont 60 % est couvert par des Associations Communales de Chasse Agréées et 85 % par des plans de chasse. En 2008, un inventaire des grands mammifères (cerf, chevreuil et sanglier) a été mené sur l'ensemble de la zone OPE à partir de données de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) , Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et les fédérations de Chasseurs des départements 52 et 55.

Bien que le cerf n'ait pas encore colonisé le secteur de référence proprement dit, il occupe de nombreux massifs forestiers aux alentours et laisse présager de son arrivée dans quelques années sur la zone OPE. Une enquête menée auprès des adjudicataires de la plupart des lots de chasse de la zone d'étude a confirmé l'intrusion de quelques cerfs solitaires qui pourrait correspondre pour les mâles à des déplacements dans un but de prospection de territoires propices et pour les femelles à une tentative de colonisation et donc d'établissement sur le secteur.

Quand aux chevreuils fortement présents sur la zone OPE, les taux de prélèvements élevés (1 000 individus / an) y sont relativement stables de 1997 à 2007 contrairement aux fortes augmentations des tableaux de chasse au niveau national (+ 36 %), en Meuse et en Haute-Marne (+17 %). Le taux de prélèvement moyen du chevreuil sur le secteur de référence est de 2,5 individus par an et par km² contre 1,78 en Haute-Marne, 1,73 en Meuse et seulement 0,83 au niveau national.

Graphique sur le nombre de sangliers présents dans le département 52, 55, et au niveau national

Pour les sangliers également présents en grand nombre sur la zone OPE, les taux de prélèvements sont très variables au cours de la période de 1997 à 2007 avec un pic de 2002 à 2004 (de 600 à 2 200 individus par an). Sur cette même période, les prélèvements de sangliers ont fortement progressé au niveau national (+ 60 %) et dans les deux départements concertés (+ 130 % en Meuse et + 77 % en Haute-Marne). Le taux de prélèvement moyen du sanglier sur le secteur de référence est de 1,91 individus par an et par km² contre 1,85 en Meuse, 1,27 en Haute-Marne et seulement 0,76 au niveau national.

Le secteur de référence OPE apparaît donc comme une zone à forte population de grands ongulés souvent à l'origine de collisions routières (0,17 collision par km en 2008 contre 0,05 au niveau national) et de dégâts agricoles importants pour lesquels les indemnisations ont été multipliées par 3 en 4 ans.

Carte des lots de chasses retenus pour l'étude des populations de chevreuils et sangliers sur la zone OPE en 2010

Dispositif

Au cours de la saison de chasse 2009/2010, une étude des populations de chevreuils et des sangliers a été menée en collaboration avec l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sur plusieurs lots. Pour les chevreuils de la zone OPE, Les masses corporelles des adultes sont proches de celles du territoire de référence de Trois-Fontaines (territoire de référence de Saint-Dizier). Celle des jeunes serait quand à elle inférieure et pourrait être le fruit d'un dysfonctionnement récent de la population de chevreuils. Ces observations ont également mis en évidence quelques différences morphologiques (poids et longueur de patte arrière) entre les territoires de chasse de la zone OPE sans doute liées à la diversité de la richesse des habitats et aux pratiques cynégénétiques. Pour le sanglier, l'analyse morphologique des animaux abattus révèle que celui des animaux de moins d'un an et des mâles adultes de la zone OPE est légèrement supérieur à celui du territoire de référence d'Arc-en-Barrois. Les sangliers sub-adultes et adultes du territoire d'Arc-en-Barrois montrent un taux de femelles gestantes bien plus important que pour les sangliers de la zone d'étude OPE malgré une fructification moins bonne. Pour ce qui concerne le sexe ratio des fœtus, il n'est pas différent du sexe ratio théorique de 1 mâle pour 1 femelle. Il y a peu différence morphologique entre les lots de chasse étudiés au sein de la zone OPE.

Dès 2011, une étude spécifique des dynamiques des populations sera engagée en équipant plusieurs individus de capteurs biométriques. Il s'agira d'analyser les déplacements de chevreuils et de sangliers à l'échelle d'un territoire.

Partenaires

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