Biodiversité

Les enjeux prioritaires de la thématique biodiversité concernent en particulier :

  • le développement de moyens/outils/méthodes de modélisation qui pourraient permettre de réaliser des scenarios de la biodiversité et de services écosystémiques dans les contextes 'forêt', 'prairie' et 'eaux douces' du bassin parisien. Ces scenarios doivent permettre de dessiner des champs des futurs possibles à partir d'hypothèses de perturbations/forçages. Ce champs des possibles permettrait de mieux connaitre les différents facteurs moteurs par exemple parmi climat, occupation du sol, pratiques, ... mais aussi d'évaluer des scenarios d'adaptation / mitigation vis-à-vis de ces facteurs.
  • le développement de travaux sur les services écosystémiques, y compris les aspects « perception » et « valeurs » en favorisant l'ouverture à toutes les composantes de la biodiversité (espèces et habitats; fonctionnelle; génétique; services écosystémiques)
  • le développement de méthodologies et d'outils dans le domaine « ingénierie écologique / restauration / compensation »
  • le développement de protocoles d'observation, de contrôle qualité, d'archivage et de partage des données et l'intégration au sein des dispositifs nationaux et internationaux (rôle catalyseur de l'ECOSCOPE, nouvel outil national de recherche sur la biodiversité, SOERE proposé 2011)
  • le développement d'études intégrées sur les socio / anthropo-écosystème.

Il s'agit bien d'ancrer cette biodiversité dans une perspective de long terme permettant notamment le développement d'indicateurs et de protocoles adaptés à cette vision pérenne en prenant en compte toutes les composantes de la biodiversité (espèces et habitats; fonctionnelle; génétique; services écosystémiques).

Outils

Des outils nouveaux plus adaptés aux environnements numériques comme la biologie moléculaire/métagénomique/protéomique, la télédétection ou l'écoute par ultrasons peuvent offrir des perspectives intéressantes dans le cadre du suivi à long terme en facilitant des approches « systématiques » et en limitant les effets « observateurs » directs (même si l'effet opérateur sera toujours présent dans les choix de traitement des données tout comme dans la définition des plans d'échantillonnage).

La télédétection satellitaire et aéroportée offre aujourd'hui des perspectives nouvelles pour décrire/caractériser les territoires aux échelles fines (~50cm) et notamment l'occupation du sol, mais également les structures tridimensionnelles des couverts grâce au développement des observations lidar/radar. La combinaison d'informations de terrain et de données de télédétection doit permettre la construction de modèle spatialisé permettant de caractériser les différents habitats. Enfin certains capteurs embarqués sur des satellites sont conçus pour permettre la restitution de paramètres géophysiques (température ou humidité du sol par exemple) ou biophysiques (LAI, biomasse, ...). L'inversion des reflectances spectrales ou des signaux lidar/radar nécessite des sites de calibration/validation. Tout comme la télédétection, la biologie moléculaire a fait des progrès techniques très importants depuis les années 1970, ouvrant des perspectives nouvelles sur les populations et communautés mais aussi sur leurs activités et les fonctions qu'elles remplissent. L'OPE apparait comme une zone d'intérêt majeur pour l'étude des processus de diversification et de dispersion (et des relations aire-espèce) grâce à la richesse des paysages présents et grâce à la diversité des données disponibles).

Pistes de développement

Plusieurs pistes de développement ont été définies :

  • Renforcer le développement de moyens/outils de modélisation ainsi que des méthodes de scénarisation de la biodiversité
  • Renforcer les études méthodologiques pour assoir la proposition du plan de suivi de la biodiversité à l'aide de méthodes statistiques appropriées (analyse de puissance) et de protocoles d'observations rigoureux (prenant en compte une succession d'observateurs) ;
  • Développer les méthodes de caractérisation couplant observations terrain et télédétection ;
  • Renforcer les études sur les facteurs environnementaux structurants les communautés à l'échelle du paysage en s'appuyant sur le réseau systématique de 1.5km x 1.5km ;
  • Assurer l'intégration des juristes, économistes, spécialistes de la gouvernance territoriale dans l'étude des écosystèmes.

Etudes disponibles ou en cours

Bioindicateurs du sol

Diversité microbienne du site expérimental forestier de Montiers

Retour en haut de page