Classification de l’occupation des sols à partir d’images satellites SPOT

Contexte

L'imagerie optique permet de visualiser et d'étudier la couverture du sol à partir d'images satellites ou aériennes.

Objectif

L'objectif de ce stage était d'étudier les potentialités de l'imagerie SPOT pour la cartographie et la classification de l'occupation des sols sur la zone OPE. Pour cela, différentes méthodes de traitement d'images ont été testées et appliquées afin de classer les cultures et les forêts, qui sont les deux occupations majeures du sol dans la zone OPE. Les différentes classifications du sol effectuées ont contribué à la détermination d'un état initial de l'environnement de surface dans la zone OPE, et les méthodes utilisées pourront être appliquées lors de prochaines campagnes de télédétection.

L'objectif a donc été d'établir dans la mesure du possible des classifications des cultures et des forêts de qualité et de proposer une méthodologie efficace pouvant être utilisée dans le futur. Cette démarche visait à cibler les limites des méthodes, du matériel et des données, afin de proposer d'éventuelles améliorations pour la suite des recherches. L'objectif de ce travail était d'évaluer les potentialités de l'imagerie SPOT pour le suivi de l'occupation des sols sur le site de l'Observatoire Pérenne de l'Environnement et donc, de préciser les méthodes et les données nécessaires en termes de résolution spatiale et répétitivité temporelle pour ce travail.

Auteur

Victoria MEYER

Partenaire

Le stage s'est déroulé au sein du LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement) sous la responsabilité de Catherine OTTLE.

Principaux résultats/perspetives

Ce stage a permis d'avancer sur un certain nombre de points. Ainsi, le travail effectué sur l'image initiale Spot5 datant de mai 2007 a permis d'affirmer qu'une résolution spatiale de 10 ou 20 mètres était suffisante et même recommandée pour la classification des cultures dans la zone OPE.

De plus, les différents tests effectués sur cette image ont mené à la conclusion qu'une classification supervisée était plus pertinente qu'une classification non supervisée, à condition d'être en possession de données de terrain fiables.

Enfin, l'analyse de ces résultats a mis en évidence les limites d'une approche monotemporelle, dues à la ressemblance de certains types de cultures à une période précise de l'année. Les images acquises au cours du stage ont alors confirmé qu'une approche multi temporelle prenant en compte le cycle végétatif des cultures était recommandée. Une classification de très bonne qualité des cultures peut être obtenue en utilisant une classification supervisée sur une combinaison de bandes issues d'une approche multi temporelle, et ce à une résolution de 20m. L'optimisation des conditions de classification devrait à terme permettre d'obtenir des classifications non supervisées fiables.

Les recherches menées sur la classification des forêts ont quant à elles permis dans une certaine mesure d'identifier des paramètres biophysiques, comme l'a montré la classification feuillus/résineux, ainsi que des paramètres structuraux, tels que le diamètre de la couronne des arbres, le taux de couverture relatif et la distribution de la taille des arbres. L'analyse texturale utilisée à travers les indices de cooccurrence et le calcul de variogrammes devrait être approfondie afin de mieux comprendre les facteurs entrant en jeu dans la texture des forêts présentes dans la zone d'étude. En effet, une meilleure compréhension de leur structure permettrait probablement d'améliorer leur classification.

 

Retour en haut de page