En janvier 1992, le Centre de stockage pour les déchets de faible et moyenne activité (CSFMA) reçoit ses premiers colis. Ils sont stockés dans des ouvrages en béton.
En 1992 également, l'Andra commence à développer une filière spécifique pour les déchets non-électronucléaires, en particulier ceux des centres hospitalo-universitaires. Ce travail, très complexe, mettra près de 10 ans à aboutir.
Enfin, au Centre de stockage de la Manche, le dernier colis arrive le 30 juin 1994, après 35 ans d'exploitation. La mise en place de la couverture étanche se poursuit, en vue du passage en phase de surveillance en 2003.
Grâce au succès de la mission de médiation assignée au député du Nord Christian Bataille, dont l'objectif était de mener une concertation préalable pour proposer au Gouvernement des sites favorables à l'implantation de laboratoires souterrains, les équipes de l'Andra retournent sur le terrain à partir de 1994. Elles mènent des investigations géologiques dans quatre départements :
Par des campagnes de mesures sismiques et des forages carottés, l'Andra étudie les couches géologiques qui pourraient accueillir un laboratoire. Ce travail se fait dans des conditions très différentes de ce qui s'était passé avant le moratoire. Premièrement, une loi légitime et encadre désormais l'action de l'Andra. Deuxièmement, autour des sites, les élus locaux apportent leur soutien à l'Agence. Il y a encore une certaine opposition, des manifestations, et quelques actes de malveillance, mais le travail de l'Andra n'est pas entravé.
En 1996, les projets de la Meuse et de la Haute-Marne sont réunis en un seul site situé sur la commune de Bure. L'Andra dépose alors trois demandes d'installation pour des laboratoires souterrains. Mais en avril 1997, un aléa politique stoppe toute décision. Dans le nouveau gouvernement de Lionel Jospin, issu de la nouvelle majorité, le projet de laboratoire ne fait plus l'unanimité.
Les recherches de l'Andra sur la faisabilité d'un stockage souterrain ne sont pas arrêtées pour autant car, depuis deux ans, l'Agence a rejoint le projet suisse du "Mont Terri", dans le Jura, où des chercheurs profitent de la galerie de reconnaissance d'un tunnel autoroutier pour mener des expérimentations sur une couche d'argile aux qualités proches de celles de l'argile de Bure. L'Andra continue aussi à financer des recherches effectuées dans de nombreux laboratoires universitaires.
En août 1998, un grand rassemblement européen anti-nucléaire a lieu à Bure. Ce jour là, les maires d'une quinzaine de communes voisines installent des panneaux "Oui au labo" aux frontons de leurs mairies. En décembre 1998, un compromis politique est trouvé et le gouvernement annonce ses décisions :
La concertation s'engage avec les élus et les associations pour l'ouverture d'un nouveau centre de stockage pour les déchets très faiblement radioactif (CSTFA) à proximité du CSFMA. Les études démarrent en novembre pour déterminer la zone la plus favorable d'un point de vue géologique.
Suite : 2000-2005 : la concrétisation
Pour en savoir plus sur l'histoire récente de l'Andra, consultez les archives des actualités publiées depuis 2000.
Voir aussi
Le DVD sur l'histoire de l'Andra (20 minutes)
Voir le film (WMV - 48.27 Mo)
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