En France, la classification des déchets radioactifs repose sur deux paramètres :
1. Le niveau de radioactivité
Il s’exprime généralement en Becquerels (Bq) par gramme ou par kilogramme. Egalement appelé activité, le niveau de radioactivité correspond à la quantité de rayonnements émis par les éléments radioactifs (radionucléides) contenus dans les déchets. On distingue 4 niveaux d’activités différentes : haute activité (HA), moyenne activité (MA), faible activité (FA) et très faible activité (TFA).
2. La période radioactive
Elle s’exprime en années, jours, minutes ou secondes. Egalement appelé demi-vie, elle quantifie le temps au bout duquel l’activité initiale d’un radionucléide est divisée par deux.
On distingue les déchets dont les principaux radionucléides ont une période courte (inférieure ou égale à 31 ans) et ceux de période longue (supérieure à 31 ans). On considère généralement pour les premiers que la radioactivité est très fortement atténuée au bout de 10 périodes, soit près de 300 ans.
On notera aussi le cas particulier des radionucléides utilisés pour les besoins de diagnostic en médecine, de durée de vie "très courte", c'est-à-dire dont la période est inférieure à 100 jours. Au bout d’un temps réduit, leur radioactivité atteint des niveaux très faibles.

Les paramètres de classification des déchets radioactifs diffèrent d’un pays à l’autre. Ainsi, certains pays comme le Japon ont fait le choix d’une classification par filière de production, alors qu’en Allemagne par exemple, la classification porte principalement sur le caractère exothermique des déchets (dégagement de chaleur ou non).