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Regards croisés : Quel intérêt voyez-vous à participer à l’OPE ?

Marie-Pierre Turpault (INRA)

"Une réelle opportunité scientifique"

Notre intérêt pour l’OPE est essentiellement scientifique. Notre première intervention a consisté à mettre en place un réseau d’une cent aine de points d’observation sur toute la zone de l’OPE pour établir un état initial du peuplement, de la flore et des sols. Depuis 2010, la mise en œuvre de la station biogéochimique dans la forêt de Montiers vise à déterminer l’effet du sol sur le fonctionnement de la forêt. Enfin, le caractère pérenne de l’OPE nous permettra d’étudier sur le long terme l’impact du changement climatique ou de la surexploitation de la biomasse forestière pour la production de bioénergie.

Marie-Pierre Turpault, chargée de recherche à l’INRA de Nancy

 

 

Audrey Chevalier (AIR LORRAINE)

"Un maillon de plus dans le système de surveillance de la qualité de l’air"

Nous sommes partenaires de l’Andra depuis l’installation de l’OPE. Des campagnes ponctuelles de surveillance étaient réalisées tous les ans. L’installation de la station atmosphérique nous permet désormais de bénéficier de mesures en continu et d’analyses complémentaires. Les données sont rapatriées à notre poste central et validées deux fois par jour, avant d’être envoyées à l’Andra. Cette station complète notre réseau de stations fixes et mobiles en Lorraine, qui alimentent la base de données du réseau national des associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air (AASQA) auquel nous appartenons.

Audrey Chevalier, responsable technique au sein de l’association de surveillance de la qualité de l’air AIR LORRAINE

 

 

Michel Ramonet (CNRS)

"L’OPE au coeur du dispositif européen de suivi des gaz à effet de serre"

Lorsque l’Andra nous a contactés pour nous présenter l’OPE, nous avons tout de suite été intéressés. De fait, cela comblait un manque dans notre réseau puisque nous n’avions pas de station dans l’Est de la France. Le LSCE pilote en effet le système d’observation RAMCES qui contribue à l’observation des principaux gaz à effet de serre en France. Nous sommes aussi partie prenante de l’infrastructure ICOS (Integrated carbon observation system) qui vise à harmoniser les observations à l’échelle européenne. Actuellement en phase préparatoire, ce projet s’appuie sur quatre stations de démonstration : en Finlande, en Irlande, aux Pays-Bas et enfin celle de l’Andra en France, qui est aujourd’hui notre station principale. C’est en effet la seule à être équipée de toute la palette d’instruments de suivi de la qualité de l’air et des paramètres météorologiques.

Michel Ramonet, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) du CNRS à Gif-sur-Yvette

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