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Les piézomètres : un outil clé au service de la surveillance des eaux

Au printemps dernier, le Centre de stockage de la Manche a engagé une 2eme phase de diagnostic pour vérifier l’état de ses 60 piézomètres. L’occasion de revenir en détail sur ces outils essentiels du plan de surveillance du site. 

Un piézomètre, qu’est-ce que c’est ?

C’est un forage doté d’un dispositif composé de tubes en acier, PVC ou inox, soudés bout à bout. Ces forages varient entre 20 et 50 m de profondeur et ont un diamètre de 100 à 150 mm. 

 

À quoi ça sert ?

C’est l’outil principal de la surveillance de la nappe d’eau souterraine située sous le stockage. Ils permettent d’effectuer :

  • des mesures de la hauteur de la nappe ;
  • des prélèvements d’eau, en plongeant dans la nappe des flacons lestés avec un plomb. Les échantillons d’eau sont ensuite analysés en laboratoire afin d’en contrôler la qualité. Ces opérations réalisées par des prestataires certifiés suivent des procédures rigoureuses qui visent à garantir la fiabilité des résultats. 

 

Où sont-ils ?

39 piézomètres sont installés dans l’enceinte du Centre. Ils sont positionnés à 30 ou 40 m les uns des autres, en fonction de la géologie du sous-sol.

21 sont installés hors du site, dans la campagne environnante, au niveau du ruisseau de la Sainte-Hélène, alimenté en partie par les rejets d’eaux pluviales du CSM, et du Grand Bel, ruisseau alimenté par la nappe phréatique qui va rejoindre la Sainte-Hélène, et dans une plus faible proportion Les Roteures, également alimenté par la nappe.

Les piézomètres sont regroupés en 4 zones : la zone Sud-Est en amont hydraulique du Centre, une zone Sud-Ouest caractérisée par le rabattement de la nappe généré par le drainage des installations d’Orano La Hague, la zone Nord-Est permet de surveiller les eaux dont l’exutoire est le ruisseau du Grand Bel, et la zone Nord-Ouest permet de surveiller les eaux dont l’exutoire est le ruisseau de la Sainte-Hélène.

 

Les contrôles et les analyses effectués

Grâce aux piézomètres, on vérifie le volume d’eau de la nappe qui varie en fonction des pluies saisonnières. On procède également à des analyses dans l’eau pour détecter la présence :

  • d’éléments physico-chimiques en suspension : les métaux « lourds », comme l’aluminium, le zinc, le cuivre, le plomb…, ainsi que les hydrocarbures (une fois tous les 6 mois) ;
  • de radioéléments (une fois par mois).

 

Vérifier l’état des piézomètres

Un premier diagnostic de l’état des 60 piézomètres du Centre a été réalisé en 2005-2006. Dans le cadre du plan de maintenance réglementaire du CSM, une 2eme phase de diagnostic a débuté cette année. Elle a pour objectif de contrôler de façon précise l’état de l’ensemble des piézomètres grâce à l’utilisation de caméras. Pour ceux qui sont en bon état, le diagnostic permettra de déterminer la fréquence de la maintenance à mettre en place. En cas de dégradation, le forage sera rebouché et un nouveau piézomètre sera installé après autorisation délivrée par la direction départementale des Territoires (DDT). Effectué par tranches, le diagnostic sera entièrement achevé en 2023.

 

Contrôler le niveau de la nappe d’eau souterraine

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