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JAPON

Le parc électronucléaire

Géré par des opérateurs privés, il est composé de :

  • 54 réacteurs à eau légère, dont 24 réacteurs à eau pressurisée, et 30 à eau bouillante ayant produit 260 TWh en 2009
  • 1 surgénérateur (Monju) dont le redémarrage est intervenu en mai 2010.

 

La capacité installée est de 47 GWe représentant près de 20 % de la capacité de production électrique (gaz 25 %, pétrole 22 %, hydroélectricité 20 %, autres 13 %).

 

Gestion et classement des déchets radioactifs

La responsabilité de la gestion des déchets est répartie entre de nombreux acteurs : institutionnels, producteurs d'électricité, organismes de R&D ou laboratoires.

Le classement des déchets radioactifs dépend de leur niveau d'activité et de leur filière de production (électronucléaire, recherche, industrie).

Par ailleurs le Japon, qui a opté pour une politique de traitement des combustibles usés issus de la filière électronucléaire, a construit l'usine de traitement de Rokkasho Mura. Elle est actuellement en phase d'essais avant la mise en service industrielle.

 

La classification des déchets radioactifs est fondée sur le critère du niveau d'activité :

    • haute activité,
    • faible activité,
    • et déchets sous le seuil d'exemption (seuil au-dessous duquel les déchets ne sont plus traités comme radioactifs).

 

Les déchets radioactifs japonais sont principalement entreposés sur les lieux de production. Seule une installation de stockage pour les déchets de faible activité, issus uniquement de la filière électronucléaire, est exploitée par JNFL à Rokkasho Mura.

 

D'après l'inventaire du rapport Japonais de 2008 sur la sûreté des combustibles usés et des déchets radioactifs établi dans le cadre de la convention commune AIEA :

 

Les combustibles usés (14870 tonnes) sont entreposés sur les sites des centrales nucléaires, pour refroidissement de quelques années en attente de leur retraitement.

 

Les déchets de haute activité (404 m3 sous forme liquide et 1600 conteneurs de verre) sont entreposés à Rokkasho Mura et Tokaï Mura.

 

Les déchets de faible activité

- 200.000 fûts (de 200 litres) sont stockés à Rokkasho Mura.

- 630.000 fûts sont entreposés sur les centrales.

- 590.000 fûts et 5.400 m3 de déchets liquides sont entreposés sur les d'autres installations (de retraitement, de fabrication de combustible, laboratoires, réacteurs de recherche et fabrication de radioéléments).

 

Programme de gestion des déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue (HA-MAVL)

La loi concernant le développement du stockage des déchets de haute activité a été publiée en juin 2000 (Specified Radioactive Waste Final Disposal Act). Cette loi, concernant initialement uniquement les déchets HA vitrifiés a été ensuite amendée en juin 2007 afin de confier également à NUMO la gestion de déchets de type MA-VL appelés "TRU waste" au Japon (Transuranic waste). .
La loi précise également les responsabilités du gouvernement en ce qui concerne la création des sites de stockage. Elle lui fixe la tâche de rendre public un programme à long terme sur la gestion des déchets de haute activité, ainsi qu'un programme décennal révisé tous les cinq ans. Le gouvernement interviendra pour établir les choix des sites avant de les inscrire dans le programme décennal. En 2010, à l'issu des 10 ans de la promulgation de la loi, un examen et une révision de l'ensemble du programme devait être réalisés. La procédure de sélection des sites fait l'objet de discussions à chaque étape avec les collectivités locales.
En décembre 2002 NUMO, sous l'égide de l'ANRE (Agence des ressources naturelles et énergie, qui est sous tutelle du METI), a procédé au lancement de "l'Appel à candidature de sites en vue d'études préliminaires pour l'implantation d'un stockage de déchets radioactifs de haute activité". Cette procédure de sélection de sites s'est adressée à 3200 communes du pays. Elle devrait se dérouler en trois étapes :

    • Identification de sites d'intérêt pour mener des études préliminaires,
    • Sélection de sites volontaires pour la réalisation d'études et investigations approfondies,
    • Choix d'un site pour la construction du stockage.

 

La solution technique retenue pour la construction d'un stockage final au Japon est celle réalisée dans une formation géologique à quelques centaines de mètres de profondeur. La recherche scientifique est effectuée par les organismes de recherche dont JAEA.

 

JAEA, après avoir présenté en 1992 un premier rapport d'étape sur l'étude d'un stockage géologique des déchets de haute activité, a publié les résultats de ses travaux dans un rapport, appelé "H12". Ce rapport démontre, génériquement, la faisabilité technique et la sûreté du concept de stockage en couche géologique profonde pour ces déchets. Il est complété en 2007 par un rapport sur le stockage des "TRU Waste", déchets de moyenne activité et à vie longue contenant des éléments transuraniens (TRU).


Aujourd'hui JAEA construit deux laboratoires souterrains :

          • l'un à Mizunami (Île de Honsho), dans une formation cristalline à 1000 m,
          • l'autre à Honorobe (Île de Hokkaido), en milieu sédimentaire argileux à 500 m.

 

Le fonçage des puits a commencé en 2004 à Mizunami et en 2005 à Honorobe.

 

Intervenants dans la gestion des déchets radioactifs:

        • NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency) : l'Agence de la sûreté nucléaire et industrielle créée lors de la réorganisation des ministères en 2001.
        • NUMO (Nuclear Waste Management Organization of Japan) : le gestionnaire des déchets HA et MA-VL issus uniquement de la filière électronucléaire.
        • JNFL (Japan Nuclear Fuel Limited) : le gestionnaire des déchets FMA-VC, issus uniquement de la filière électronucléaire.
        • RANDEC (Radioactive Waste Management and Nuclear Facility Decommissioning Technology Center) : l'exploitant du futur stockage des déchets RI (radio-isotopes) et des déchets de laboratoire.
        • JAEA (Japon Atomic Energy Agency) : le gestionnaire des déchets FMA-VC issus des secteurs non-électronucléaires (dont déchets et combustibles des réacteurs de recherche, déchets hospitaliers, universitaires et issus de l'industrie).
        • RWMC (Radioactive Waste Management Funding and Research Center) : l'organisme semi-public créé sous tutelle du METI (en 1976) et financé par le METI et les électriciens.

Financement de la gestion des déchets radioactifs

Aux termes de la loi du 7 juin 2000, les producteurs doivent financer la recherche, l'étude, la sélection de sites et la construction du stockage. Les fonds sont collectés par RWMC, qui assure le financement du programme de NUMO désigné pour planifier et organiser la réalisation du stockage. Une autre loi du 20 mai 2005 demande aux électriciens de verser à RWMC les fonds pour le retraitement des combustibles usés. La gestion des autres catégories de déchets est provisionnée dans les comptes respectifs des industriels concernés.

 

  
  
  

Centre de stockage pour les déchets de faible activité issus de la filière électronucléaire à Rokkasho.
Centre de stockage pour les déchets de faible activité issus uniquement de la filière électronucléaire exploité par JNFL à Rokkasho.

Page mise à jour le Lundi 23 Juillet 2012 à 15h35