Aube        Manche       Meuse/Haute-Marne    
  

La gestion des eaux

Vecteur majeur de rejet radioactif ou chimique, toute eau susceptible de passer par le centre est une préoccupation pour l'Andra.

Elle est donc placée sous surveillance. La pose d'une couverture étanche recouvrant le stockage et la mise en place de multiples barrières limitent les infiltrations au coeur celui-ci. Les effluents à risque, récupérés sous les ouvrages de stockage ont ainsi décru de 21 000 m3 (1991) à 300 m3 (2002). Les niveaux de radioactivité des eaux rejetées à la mer ne dépassent pas les plafonds fixés par la réglementation.

Des réseaux spécifiques et contrôlables

 Le centre collecte ses eaux par un ensemble de réseaux (galeries, canalisations et drains) facilement contrôlables et classés en quatre catégories :

1. Un réseau de surface collecte les eaux de ruissellement de la couverture et de la voirie.

2. Un réseau de drainage collecte, au niveau de la membrane, les eaux qui se sont infiltrées dans la couverture.

3. Un réseau séparatif gravitaire enterré (RSGE) collecte les eaux entrées en contact avec les colis.

4. Un réseau de drainage profond est situé à la base des installations enterrées, c'est-à-dire les ouvrages de stockage, les murs de soutènement et les galeries.

 

Schéma de la coupe de la couverture avec réseau de récupération des eaux

Schéma de la coupe de la couverture avec réseau de récupération des eaux


En fonction de leur origine, les eaux transitent alors par deux points de contrôle :

 

1. Le bac du séparatif (BDS) recueille les effluents à risque avant leur transfert dans les réseaux AREVA, d'où ils sont rejetés en mer.

2. La Chambre de mesure globale (CMG) recueille les eaux pluviales et les dirige vers un bassin d'orage en limite de centre. Ces eaux sont ensuite rejetées dans le ruisseau Sainte-Hélène, dont le régime hydraulique n'est affecté - pour une pluviométrie moyenne - qu'à raison de 1% du débit de la rivière à son embouchure. 

 

Configuration des réseaux de collecte des eaux du CSM

Configuration des réseaux de collecte des eaux du CSM 

 

S'adapter à la phase de surveillance

Grâce aux progrès ainsi réalisés, la radioactivité moyenne ajoutée dans l'eau de mer est inférieure à 0,0001 Bq/l, soit une concentration extrêmement faible en comparaison de la radioactivité naturelle présente dans les eaux marines (environ 10 Bq/l). Compte tenu de ce faible niveau de radioactivité et du fort potentiel de dilution du courant marin, on peut affirmer que les rejets du Centre n'ont pas d'incidence sur la qualité des eaux de mer, la physico-chimie et la biologie marines.

Les mesures dans la nappe aquifère montrent que la pose d'une couverture étanche sur toute la surface du Centre n'a pas eu d'influence majeure sur le niveau de la nappe et les circulations d'eau locales. La direction des trajectoires d'écoulement sous le centre reste donc dirigée vers les mêmes exutoires : la Sainte-Hélène et le Grand Bel.

Le seul élément radioactif artificiel supplémentaire est le tritium, conséquence pour une grande part d'un incident survenu en 1976, époque où le centre n'était pas protégé par la couverture. Le tritium a une période radioactive de 12,3 ans et sa disparition de l'environnement sera progressive. La Commission Turpin, qui a étudié l'impact de ces faibles traces de tritium dans la Sainte-Hélène, a conclu, en s'appuyant sur les dernières recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, qu'il était non significatif.

 

La surveillance des toxiques chimiques

L'eau de la nappe phréatique ne présente pas les qualités requises pour être qualifiée d'eau potable. Ceci n'est pas dû au stockage, mais à une présence importante, et naturelle, de métaux dans le sous-sol (fer, aluminium et manganèse). Des concentrations significatives de composés toxiques chimiques tels que le zinc, le bore et le manganèse apparaissent en certains points de contrôle (piézomètres). Les origines peuvent en être variées : présence naturelle liée à la géologie du sous-sol, activités humaines actuelles ou passées, transport par voie atmosphérique et lessivage de poussières ou d'aérosols par la pluie…

Le conditionnement des déchets contribue à retenir ces matériaux chimiquement toxiques, lorsqu'ils sont présents dans les rebuts entreposés. La surveillance régulière de la composition des eaux terrestres montre que le centre de stockage la Manche n'a que très peu d'influence sur la qualité des eaux de la nappe phréatique et celle des eaux des rivières.

 

 

  
  
  

Chambres de collectes des eaux de pluie et de drainage.
Chambres de collectes des eaux de pluie et de drainage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en place du préleveur automatique sur un BRS (bac du reseau séparatif) pour traçage chimique

Mise en place du préleveur automatique sur un BRS (bac du reseau séparatif) pour traçage chimique
 

Page mise à jour le Lundi 30 Mars 2015 à 19h06