Enjeux du démantèlement : on fait le point
En France, 36 installations nucléaires sont définitivement arrêtées et plusieurs chantiers de démantèlement sont en cours. Parmi eux : les réacteurs nucléaires de première génération, arrêtés entre la fin des années 1960 et le début des années 1990, d’anciens laboratoires de recherche ou des installations d’enrichissement d’uranium.
©EDF
L’année 2026 marque également une étape importante avec la publication du décret autorisant le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim, arrêtée en 2020.
Les déchets produits lors du démantèlement sont orientés vers des filières de gestion adaptées. Une grande majorité sont des déchets conventionnels ; seule une faible part est radioactive.
Pour l’Andra, l’enjeu est double : stocker ces déchets radioactifs en toute sûreté et anticiper les capacités nécessaires pour répondre aux besoins de stockage des décennies à venir.
Comment se déroule le démantèlement d’une installation nucléaire ? Quelles avancées pour les principaux chantiers ? Quels déchets produisent- ils et que deviennent-ils ? C’est ce que nous découvrirons à travers ce dossier.
Chiffres à fin 2025
- les installations en construction, dès lors qu’elles ont fait l’objet d’un décret d’autorisation de création ;
- les installations en fonctionnement ;
- les installations à l’arrêt et en cours de démantèlement, jusqu’à leur déclassement par décision de
l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.
De quoi parle-t-on ?
Déchet radioactif : substance ou objet radioactif pour lequel aucune utilisation ultérieure n’est prévue ou envisagée.
Matière radioactive : substance radioactive pour laquelle une utilisation ultérieure est prévue ou envisagée, le cas échéant après traitement.