Lionel Belvèze, grand ouvert sur le monde
Chargé de coopération internationale à l’Andra, Lionel Belvèze entretient les relations entre l’Agence et les autres organisations qui, partout dans le monde, prennent en charge la gestion des déchets radioactifs.
Pour Lionel Belvèze, la fin d’année 2025 a ressemblé à un balai incessant de déplacements. Dès novembre 2025, direction Paris et le salon World Nuclear Exhibition pour échanger sur le stand de l’Andra avec de nombreux interlocuteurs étrangers du secteur du nucléaire. Une étape parisienne de courte durée avant de repartir sur les centres de l’Andra dans l’Aube et le Centre de Meuse/Haute-Marne (CMHM) pour accompagner des délégations venant des quatre coins du globe : des homologues croates, sud-africains, japonais et coréens, ou encore la ministre de l’Énergie des Philippines.
Début décembre, départ pour la Slovénie pour assister, avec ses collègues, à la rencontre semestrielle des agences européennes en charge de la gestion de déchets radioactifs. En poste au service des relations internationales depuis octobre 2025, Lionel Belvèze n’a pas attendu pour plonger au cœur des sujets !
« Tous les cinq ou six ans, j’aime bien évoluer, mais il faut trouver les bonnes opportunités, note-t-il. Je suis arrivé à l’Andra en 2020 pour m’occuper des achats de travaux au CMHM, où j’ai travaillé avec les fournisseurs locaux puis pris la tête du service. Quand l’annonce pour le poste de chargé de coopération internationale est parue, je me suis dit que c’était le bon moment pour me reconnecter avec mes activités précédentes, dont la majeure partie se déroulait à l’étranger. »
De la Sibérie à Nancy
Ingénieur en génie chimique, Lionel Belvèze a travaillé dans le milieu pétrolier pendant treize ans dans plusieurs pays, dont une année en Allemagne et une en Sibérie. Il a ensuite rejoint l’Andra au CMHM.
« J’ai l’avantage d’être sur place pour accueillir les délégations étrangères, mais je peux aussi facilement accéder aux installations de l’Andra dans l’Aube ou rejoindre les autres membres du service Relations internationales au siège de l’Agence en région parisienne, tout est faisable. »
Parmi les sept collaborateurs de ce service, Lionel et l’une de ses collègues se partagent les relations de coopération avec les organisations en charge de la gestion des déchets radioactifs des autres pays.
Il s’agit de faire de la veille, de comprendre les orientations de chaque pays, de diffuser ces informations au sein de l’Andra et de promouvoir les interactions entre spécialistes.
« Certains services ont aussi des demandes spécifiques auxquelles il faut apporter des réponses », précise-t-il.
La plupart de ces échanges ont lieu dans le cadre d’accords de coopération dont certains traduisent des relations très anciennes. L’Andra étudie également la possibilité de signer de nouveaux accords auprès de pays pour lesquels il existe des intérêts mutuels, comme l’Afrique du Sud.
Faire passer le courant
« Ma collègue et moi ne sommes pas des spécialistes, mais des intermédiaires, analyse Lionel Belvèze. Les échanges se font d’égal à égal. Suivant les thématiques, nous apportons ou nous en retirons quelque chose. La condition, c’est que le courant passe dans les deux sens. Nous nous répartissons les pays selon nos affinités, c’est un métier relationnel. »
Et rien n’est laissé au hasard pour les chargés de coopération internationale. Tout doit être parfaitement préparé, car ils emportent dans leurs bagages l’image de l’Andra.