Rapports d’activité 2025 de l’Andra : rigueur industrielle et étapes décisives
L’Andra publie ses quatre rapports d’activité 2025 : celui de l’Agence, ainsi que les rapports réglementaires du Centre de stockage de la Manche (CSM), du Centre de stockage de l’Aube (CSA) et du Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage (Cires). Ces documents, accessibles à tous, présentent chaque année les temps forts de l'Andra, l’état de la sûreté nucléaire, de la radioprotection et de la surveillance environnementale des sites.
Dans l’Aube, le CSA poursuit sa mission de stockage des déchets de faible et moyenne activité principalement à vie courte. En 2025, 9 090 m3 de colis ont été stockés. L’année a été ponctuée par quatre inspections de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), qui confirment la sûreté de l’installation. L’exposition induite par les activités du centre est de 0,000 000 46 mSv sur l’année, soit très inférieure à la limite annuelle d’exposition fixée pour le public.
Le Cires a stocké 18 749 m3 de colis de déchets de très faible activité et accueilli 5 inspections de la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (DREAL). Les 6 760 analyses radiologiques et physico-chimiques réalisées confirment l'absence d'éléments radioactifs artificiels détectables ajoutés par les activités du centre dans l'environnement.
Les centres de l'Andra dans l'Aube ont accueilli plus de 2 500 visiteurs, témoignant d’un dialogue soutenu avec le public, en particulier avec les riverains. En dehors des visites, d'autres actions de dialogue mêlant science et culture technique ont permis de toucher plus de 1 500 personnes supplémentaires sur l'année.
Dans la Manche, le CSM, qui accueille des déchets de faible et moyenne activité, est actuellement en phase de fermeture.
En vue d’un passage en phase de surveillance, des aménagements et des adaptations y sont étudiés. Parmi les faits marquants : une étude écologique au service de la sûreté, le passage du site en « Zone protégée » et l’évaluation de la reprise des colis contenant des éléments radioactifs à vie longue. Le centre fait toujours l’objet d’une surveillance rigoureuse de sa couverture multicouche et des eaux souterraines. Ces contrôles montrent un bon confinement des ouvrages de stockage et des rejets très inférieurs aux limites réglementaires. L’exposition induite pour le public reste extrêmement faible (0,000 093 mSv en 2025).
Le site a accueilli cette année 2 257 visiteurs, confirmant l’intérêt du public pour ce site historique.
Une année charnière pour les projets de l'Agence
Le rapport d’activité de l’Andra offre quant à lui une vision d’ensemble des actions menées par l’Agence en 2025.
La mobilisation des 776 salariés de l’Agence continue de porter ses fruits comme en témoigne l’avis positif de l’ASNR publié le 4 décembre 2025, indiquant que « la démonstration de sûreté présentée dans le dossier de demande d’autorisation de création […] a atteint un niveau de maturité d’ensemble conforme aux attendus ». Côté terrain, le coup d’envoi des travaux préparatoires de Cigéo – donné le 23 septembre – a permis de lancer les premières investigations géologiques et hydrologiques du futur site d’implantation.
Le rapport revient également sur les expérimentations majeures menées dans le Laboratoire souterrain, qui célèbre ses 25 années d’existence. L'année 2025 a notamment été marquée par le creusement de la première réplique d’une alvéole de stockage pour les déchets de moyenne activité à vie longue au diamètre réel de Cigéo.
Le document souligne enfin la présence forte à l’internationale et confirme, à travers les nombreux échanges organisés avec les homologues de l’Agence, que l'expertise de l'’Andra reste une référence partout dans le monde.
Ces trois publications illustrent la volonté de l’Andra de maintenir un haut niveau de sûreté dans toutes ses activités, de poursuivre ses projets étape par étape avec la plus grande rigueur tout en assurant un dialogue transparent et constant avec les territoires qui accueillent ses centres et l’ensemble des citoyens concernés par la gestion des déchets radioactifs.