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Terminus : les centres de stockage de l’Andra

Les déchets radioactifs issus du démantèlement sont gérés comme les déchets de fonctionnement des installations nucléaires. Selon leur catégorie, ils sont entreposés provisoirement sur leur site de production dans l’attente d’une solution définitive, ou pris en charge dans les centres de stockage lorsqu’une filière de gestion est opérationnelle. Gros plan sur les centres de l’Andra dans l’Aube.

Le Centre de stockage de l’Aube (CSA) est entré en service en janvier 1992 pour prendre le relais du Centre de stockage de la Manche et accueillir les déchets de faible et moyenne activité, principalement à vie courte. Il prend en charge essentiellement de petits équipements contaminés lors du fonctionnement, de la maintenance ou du démantèlement d’installations nucléaires : gants, vêtements, outils, conditionnés dans des colis (fûts métalliques, coques en béton, etc.), garantissant le confinement de la radioactivité. Le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) a démarré ses activités en août 2003. « Il a été conçu pour répondre à une spécificité française : l’absence de seuil de libération pour les déchets très faiblement radioactifs (TFA) », explique Franck Duret, chef des centres industriels de l’Andra dans l’Aube, qui en a supervisé la construction. En France, la réglementation considère en effet comme radioactifs tous les déchets issus d’une zone à production possible de déchets nucléaires.

Stockage d’un générateur de vapeur de la centrale de Chooz-A dans l’alvéole 13 au Cires.

Un site qui a su s’adapter

Le Cires a reçu, dès son ouverture, un volume important de déchets TFA, jusque-là entreposés chez les producteurs. Outre les big bags de terres et de gravats et les fûts métalliques remplis de ferrailles, les alvéoles de stockage du Cires ont accueilli des colis parfois un peu particuliers, comme les générateurs de vapeur de la centrale de Chooz-A : des déchets « hors normes » de 14 mètres de long et de 110 tonnes. « Il a fallu s’adapter, attendre que le stockage ait atteint le niveau du sol pour couler une dalle de béton armé sur les couches de colis capable de supporter une telle charge », témoigne Franck Duret. Cette expérience a conduit l’Andra à concevoir et à mettre en service en 2017 une alvéole dédiée aux colis de grande dimension, qui dispose d’une plateforme d’accès adaptée et d’un pont roulant capable de manutentionner des charges de 130 tonnes.

 

ACACI : l'augmentation de la capacité de stockage du Cires

Le 12 juillet 2024, l’Andra a obtenu, par arrêté préfectoral, l’autorisation de son projet d’augmentation de la capacité de stockage autorisée du Cires (Acaci), sans faire évoluer la surface de la zone de stockage initiale. En optimisant la conception des alvéoles de stockage, la capacité du centre est passée de 650 000 m3 à 950 000 m3. Démarrés en janvier 2025, les travaux d’aménagement de la prochaine zone de stockage vont permettre de prolonger la durée d’exploitation du centre d’une quinzaine d’années.