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Les différentes phases du projet

Le planning du projet

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Les opérations sur le terrain avant la construction du centre

L'acquisition de données

Campagne de reconnaissance archéologique menée en 2015 par l’INRAP sur les terrains envisagés pour l’implantation de la zone descenderie

Dans un premier temps, comme c’est le cas pour tout chantier, l'acquisition de données et les études de caractérisation ont été nécessaires pour alimenter le dossier de demande d'autorisation de création : 

  • Des reconnaissances géotechniques sur les deux sites de surface. Ces reconnaissances consistent à creuser des forages afin d’acquérir des données pour calculer les fondations des futurs bâtiments, et à implanter des piliers pour servir de repères topographiques.
  • Des campagnes d'archéologie préventive. Conformément à la réglementation,  une première campagne a été conduite en 2015 et 2016 par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Elle avait pour objectif de vérifier si le terrain comportait des vestiges archéologiques. Des diagnostics et fouilles complémentaires à ceux réalisés en 2016 sont prévus sur les zones de l’installation terminale embranchée, la liaison intersites et la zone descenderie.
  • Des prélèvements et des observations de l’environnement. Les données acquises alimentent l’étude d’impact de Cigéo que l’Andra joint aux différents dossiers (DUP, demande d'autorisation de création, etc.) remis aux services de l'état ou à l'ASN. L'Andra s’appuie également sur un outil qu’elle a mis en place en 2007 : l’Observatoire Pérenne de l’Environnement (OPE). Chargé d’étudier les caractéristiques et l’évolution de tous les milieux (eau, air, sols, flore et faune), l’OPE apporte des données pour dresser un état initial de l’environnement. L’Andra, via l’OPE, a lancé dès 2013 une série d’inventaires spécifiques aux deux zones d’implantation portant sur la flore, la faune (oiseaux, chiroptères, insectes, mammifères, amphibiens, reptiles) et les habitats.

Les aménagements préalables

Avant la construction de l'installation nucléaire, des aménagements préalables nécessaires à l'implantation de Cigéo sont prévus :  travaux de sécurisation des sites, viabilisation et d’organisation des plateformes, défrichement, poursuite de l'archéologie préventive, ou encore les opérations de raccordement (réalisés sous d'autres maîtrise d’ouvrage). Ces opérations nécessiteront des autorisation spécifiques.

Les opérations de raccordement concernent :

  • l’alimentation électrique : construction d’un poste électrique et de lignes souterraines, sous maîtrise d’ouvrage RTE ;
  • l'adduction d'eau, sous maîtrise d'ouvrage du SIVU du Haut Ornain et du SIAEP d'Echenay ;
  • la déviation de la route départementale D60/960, sous maîtrise d’ouvrage du conseil départemental de la Haute-Marne ;
  • la rénovation de la ligne ferroviaire 027000, sous maîtrise d'ouvrage de SNCF Réseau.

 

La construction initiale

La construction initiale de Cigéo démarrera à l’obtention du décret d’autorisation de création et comprend :

  • la construction des ouvrages permettant la mise en service du centre de stockage, notamment le bâtiment nucléaire où seront réceptionnés, contrôlés, préparés et descendus les colis de déchets radioactifs ; 
  • le creusement et la construction de la descenderie, le tunnel incliné qui permettra d’acheminer les colis de déchets vers l’installation souterraine ;
  • le creusement et la construction des puits verticaux qui relieront l’installation souterraine à la surface et seront utilisés pour le transfert des personnes, des matériaux et la ventilation ; 
  • le creusement et la construction des premiers ouvrages souterrains.

La phase industrielle pilote

La phase industrielle pilote de Cigéo correspond aux premières années de développement de l’installation : construction et début de l’exploitation.

Selon la proposition de l’Andra, cette phase débutera dès la délivrance du décret d’autorisation de création de Cigéo. Le principe d’une phase industrielle pilote a été retenu par l’Andra suite au débat public mené en 2013 sur le projet, qui a fait apparaître la demande d’une phase progressive et prudente de construction, d’essais et de démarrage de l’activité industrielle.

L’introduction d’une phase industrielle pilote dans le déploiement de Cigéo a ainsi été intégré dans la loi du 25 juillet 2016 précisant les modalités de création de Cigéo. Sur la base du bilan de cette phase, le Parlement se prononcera sur les conditions
de poursuite du projet. Ce débat parlementaire aura lieu à l’horizon 2050 et sera fondé sur le retour d’expérience de la phase industrielle pilote.

Le fonctionnement et la construction progressive

Le stockage fonctionnera pendant plus de 100 ans et sera construit de manière progressive au fur et à mesure de l'arrivée des colis de déchets radioactifs.

Les premiers ouvrages à réaliser seront les installations nécessaires aux travaux souterrains et au démarrage de l’exploitation. Après la mise en service du stockage, la construction de l’installation souterraine se fera progressivement, par tranches successives. Les zones en construction seront physiquement séparées des zones en exploitation. Cette séparation sera également réalisée pour les circuits de ventilation : les galeries de transfert des colis disposeront d’une alimentation en air frais indépendante de celle des galeries de travaux.

Déploiement progressif de l’architecture souterraine de Cigéo en phase de fonctionnement

La fermeture du centre

Pour garantir le confinement des déchets sur de très longues périodes de temps sans nécessiter d’actions humaines, les ouvrages souterrains de Cigéo devront être refermés une fois l’ensemble des colis stockés.

La fermeture du stockage se ferait de manière progressive, selon un processus décisionnel à définir.

L’installation souterraine serait refermée zone par zone :

  • Les alvéoles de stockage seront obturées
  • Les galeries d’accès aux alvéoles puis les galeries de liaison seront remblayées et scellées
  • Les puits et descenderies seront remblayés et scellés

Le remblaiement des ouvrages se ferait grâce aux argiles excavées au moment du creusement et conservés en surface (sous la forme de verses). Les scellements seraient constitués d’argile gonflante et de béton afin de limiter les circulations d’eau à long terme dans les galeries et les liaisons surface-fond (puits et descenderies).

En parallèle de la fermeture de l’installation souterraine, les installations de surface seront démantelées.