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Des outils scientifiques uniques au service de Cigéo... et de la communauté scientifique

Toutes les informations obtenues grâce au Laboratoire souterrain et aux campagnes d’investigations géologiques depuis la surface constituent un socle de connaissances qui nourrit le projet Cigéo… mais pas seulement ! Il vient aussi alimenter la communauté scientifique, à travers notamment les nombreux partenariats noués entre l’Andra et d’autres organismes de recherche.

Le Laboratoire souterrain : un accès direct à la roche

Relevés de paroi dans une galerie du Laboratoire souterrain.

L’Andra a commencé à travailler sur la roche susceptible d’accueillir le futur stockage dès 1994 à partir des données existantes et de celles obtenues grâce aux investigations géologiques menées à l’échelle régionale. En 1998, l’autorisation de construire le Laboratoire souterrain de l’Andra à Bure a permis à l’Agence d’accéder à la roche à environ 500 m de profondeur. « Le Laboratoire souterrain nous permet d’accéder à une échelle intermédiaire entre l’échantillon de quelques centimètres issu d’une carotte de forage et les profils obtenus grâce aux campagnes sismiques(1) qui donnent une vision des couches géologiques sur plusieurs centaines de mètres de profondeur et de kilomètres carrés, explique Emilia Huret, adjointe au directeur de la recherche et développement de l’Andra. Il nous permet également de disposer de quantité de roche suffisante pour en étudier les propriétés, Et cela, en conditions réelles. »

Deux bases de données recensent les mesures effectuées ponctuellement ou en continu par les quelque 12 000 capteurs qui équipent le Laboratoire souterrain et par les équipements de surface. À cela s’ajoutent les données récoltées dans le cadre de l’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE), dédié au suivi environnemental en surface.

 

La carothèque : une bibliothèque d’échantillons

Étude de carottes d’argile dans la carothèque du Centre de Meuse/Haute-Marne.

Plus de 1 000 forages ont été réalisés au Laboratoire souterrain depuis les années 2000, soit 12 km de carottes dans le Callovo-Oxfordien. Ces carottes s’ajoutent à celles issues des investigations géologiques menées en surface. Elles sont conservées dans une carothèque gérée par l’Andra(2). Un outil que l’Agence n’hésite pas à mettre à la disposition d’équipes de recherche ou d’étudiants.

« Nous sommes régulièrement sollicités par la communauté scientifique pour accéder à des descriptions ou des échantillons issus de nos forages, souligne Émilia Huret. Des discussions sont par ailleurs en cours avec d’autres organismes qui disposent de leurs propres carothèques pour développer un projet de carothèque nationale. »

 

Des outils à la disposition de la communauté scientifique

Visiteurs observant l'argile des galeries du Laboratoire souterrain.

Les recherches de l’Andra ont largement contribué à enrichir les connaissances sur la géologie du Bassin parisien et sur les géosciences. Des acquis développés au travers de programmes de recherches pluridisciplinaires nationaux et internationaux, que l’Agence met à la disposition de la communauté scientifique. Elle fait également partie du réseau des laboratoires souterrains dédiés au stockage géologique (d’Aspö en Suède, de Mol en Belgique,
du Mont-Terri en Suisse).

« Parmi la quarantaine de partenariats scientifiques en cours, nous avons aussi des accords de collaboration avec plusieurs universités, et tout particulièrement l’université de Lorraine, un des grands pôles français et international en géoscience, précise Frédéric Plas, directeur de la R&D à l’Andra. Les connaissances acquises et les outils dont nous disposons peuvent également être mis à profit pour d’autres types de projet comme le stockage du CO2 ou d’hydrogène. »

 

 

(1)Méthode de prospection géophysique qui permet de visualiser les structures géologiques en profondeur grâce à l’analyse des échos d’ondes sismiques. À ne pas confondre avec la sismologie qui est l’étude des séismes eux-mêmes.

(2)La carothèque est située pour partie à Gondrecourt-le-Château et pour partie sur le site du Laboratoire souterrain.

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