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La station atmosphérique d’Houdelaincourt fait peau neuve

Inaugurée en 2011 et faisant partie de l’Observatoire pérenne de l’environnement, cette installation de mesure de la qualité de l’air et des gaz à effet de serre vient d’être rénovée pour assurer des mesures de qualité optimale. Explications.

Depuis près de dix ans, la station atmosphérique de l’Andra dans la Meuse mesure en continu les particules en suspension et les principaux polluants présents dans l’atmosphère. Un travail précis et de longue haleine permettant notamment d’établir un « état zéro » de l’atmosphère du territoire d’accueil du projet Cigéo avant toute construction puis d’évaluer les éventuelles modifications.

houdelaincourt JDA36
Travaux Houdelaincourt

110 m2 réaménagés

« Avec le temps, les locaux préfabriqués dans lesquels sont installés des dispositifs de mesure et d’analyse étaient sous-dimensionnés, explique Sébastien Conil, ingénieur au sein de l’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) à la direction de la R&D de l’Andra. De plus, l’isolation thermique n’y était pas très bonne. Or pour assurer des mesures de qualité optimale, de plus en plus exigeantes, nous devons bénéficier d’une température intérieure stable. » Un chantier a donc été lancé pour installer un nouveau bâtiment en dur, thermiquement très stable, et ainsi offrir une surface de 110 m² contre 36 m² auparavant.

Un outil de collaboration scientifique

La station atmosphérique de l’OPE de l’Andra fait partie des stations européennes certifiées par le programme ICOS de suivi des gaz à effet de serre. « Les mesures que nous réalisons s’inscrivent dans une évaluation globale de l’évolution de l’atmosphère. La station participe de ce fait à l’évaluation et au suivi du changement climatique en fournissant des données qui sont utilisées par les laboratoires de recherche impliqués dans le programme ICOS. Notre participation souligne la qualité de nos mesures », précise encore Sébastien Conil.

Des mesures très précieuses

Des mesures sur les propriétés physiques, chimiques et radiologiques de l’air sont réalisées quotidiennement. « Notre travail consiste notamment à caractériser les particules de l’air pour connaître les sources des composants qu’on y trouve. On peut ainsi distinguer ce qui vient des activités agricoles ou industrielles. » Lui et ses collègues mesurent aussi la présence de CO2 dans l’air, celle de césium 137 et d’autres radionucléides comme le carbone 14 et le tritium. Les mesures météorologiques sont effectuées par Météo France. Les mesures chimiques règlementées reviennent, elles, à ATMO Grand Est, l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) pour la région. Les mesures de la radioactivité sont incluses dans le réseau Opera-Air de l’IRSN, qui mesure les niveaux de radioactivité sur le plan national. « Nous collaborons aussi avec des laboratoires de recherche renommés : l’Institut des géosciences de l’environnement de Grenoble, le Laboratoire d’étude et d’expertise sur la radioactivité de l’environnement de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ou le laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de Saclay », indique Sébastien Conil. Grâce au réaménagement de la station, les scientifiques vont poursuivre, dans des conditions encore meilleures, leur surveillance millimétrée de l’air du territoire autour du projet Cigéo.

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de travaux confiés à des entreprises locales

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avant les travaux

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