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La surveillance, processus actif d’amélioration continue

Le Centre de stockage de la Manche (CSM) est le premier centre de stockage de déchets radioactifs de France. Il n’en accueille plus depuis 1994 mais reste un terrain d’innovation, dont le retour d’expérience préfigurera la surveillance de demain.

Ouvert en 1969, exploité jusqu’en 1994, le Centre de stockage de la Manche (CSM), dédié au stockage en surface de déchets de faible et moyenne activité (FMA), est entré, depuis janvier 2003, en phase de fermeture.

Pour autant, le site n’est pas dans sa configuration définitive : le comportement des installations, notamment la couverture du centre, et l’impact du site sur son environnement sont quotidiennement étudiés en vue d’acquérir un retour d’expérience. Il permettra au site de passer progressivement vers sa configuration définitive, c’est-à-dire avec sa couverture et ses réseaux de gestion des eaux pérennes. Le CSM sera alors considéré comme définitivement fermé. « La surveillance est une activité à proprement parler qui, pour le CSM, s’inscrit sur le long terme, à savoir au minimum trois cents ans. Cela constitue un défi sur le plan technique ainsi que pour la conservation de sa mémoire », explique Florence Espiet-Subert, directrice du site.

Actuellement, l’Andra réalise sur site, à travers son plan réglementaire de surveillance, plus de 10 000 mesures par an. « Ces mesures concernent le milieu naturel – les eaux, l’air, le sol et les végétaux – et les structures constitutives du site comme la couverture », précise la directrice du site.

 

Construire la passivité de demain

« Au-delà des adaptations successives, notre plus grand défi sera d’apprendre à diminuer progressivement la surveillance du site pour qu’elle devienne de plus en plus passive », estime Florence Espiet-Subert. Pour ce faire, l’Andra poursuit depuis de nombreuses années un programme d’études qui vise notamment à pérenniser la couverture en place sur le centre pour disposer d’une sûreté optimale sans intervention humaine : des études sont menées sur l’étanchéité de cette couverture ou sa capacité à couvrir durablement les colis et à résister aux phénomènes d’érosion.

À ces échelles de temps, un autre défi important du CSM est de conserver la mémoire du site dans un format accessible, compréhensible et utilisable par tous, afin de protéger les générations futures contre un potentiel risque d’intrusion sur le site. « L’exemple précurseur du CSM en matière de surveillance souligne combien cette activité se construit petit à petit, se nourrit du retour d’expérience du site et s’adapte à l’évolution des techniques et de la réglementation », conclut la directrice du site.

 

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