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Le risque sismique, un sujet d’intérêt qui dépasse le secteur nucléaire

Séisme dans la région de Fukushima au Japon - Ineris

Les industriels qui exploitent des « installations classées pour la protection de l’environnement » (ICPE)(1) sont aussi concernés par la prise en compte de l’aléa sismique. Ils doivent ainsi se prémunir contre des accidents de type NaTech (contraction de naturel et de technologique) c’est-à-dire contre des aléas naturels pouvant engendrer des impacts susceptibles de provoquer un accident et dont les conséquences peuvent porter atteinte, à l’extérieur du site industriel, aux personnes, aux biens ou à l’environnement. Et le séisme est, avec la foudre et l’inondation, particulièrement surveillé.

Sur ce sujet, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) a développé une expertise et des méthodologies reconnues. Il intervient ainsi en appui au ministère de la Transition écologique dans l’élaboration de la réglementation, et en soutien des industriels pour garantir la sécurité de leurs sites et équipements. « Nous nous appuyons sur un aléa de référence déterminé en fonction du zonage sismique dans lequel se trouve une installation, pour identifier les équipements critiques au séisme, simuler les impacts possibles, et préconiser des actions, précise Thomas Marcon, coordinateur de l’activité NaTech au sein de la direction des risques accidentels de l’Ineris. Le zonage sismique et les aléas associés figurent dans l’arrêté du 4 octobre 2010. »

Pour accompagner les industriels dans leur étude parasismique, l’Institut a également été partie prenante dans la réflexion nationale menée notamment par le ministère et ayant conduit à la production de guides méthodologiques et techniques spécifiques en fonction des équipements à étudier.

Et pour développer ses compétences sur la question des NaTech, l’Ineris s’appuie sur des missions de retour d’expérience, c’est-à-dire l’analyse de séismes ou inondations marquantes ayant lieu partout dans le monde. « Nous nous sommes par exemple rendus au Japon en novembre 2011, à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima, afin de collecter notamment des informations précises sur les conséquences occasionnées par le séisme et le tsunami sur la raffinerie de Chiba, près de Tokyo », souligne Benjamin Le Roux, responsable de l’unité Résistance des structures à l’Ineris. Suite à cet exercice, « nous avons amélioré nos modèles de prédiction. Nous avons notamment piloté le projet InterNaTech, réalisé en collaboration avec l’Advanced Industrial Science Technology (AIST) japonais, pour développer nos capacités d’analyse et nos outils permettant de mieux évaluer le comportement et la résilience des équipements industriels face à un séisme. »

 

(1)Le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) de ­l’Andra dans l’Aube où sont stockés les déchets de très faible activité est une ICPE.

 

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