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Les grands chiffres de l'inventaire 2015

La situation actuelle

Les volumes de déchets radioactifs

1 460 000 m3 de déchets radioactifs recensés en 2013… C’est 140 000 m3 de plus qu’en 2010. 73 % de ces déchets sont d’ores et déjà définitivement stockés dans les installations de l’Andra.

 

Comparaison des volumes de déchets radioactifs répertoriés en 2010 et 2013

Ce qu’on en fait

90 % des déchets radioactifs produits chaque année ont aujourd’hui une solution de stockage en surface dans les Centres de l’Andra dans l’Aube. Les 10 % restants sont en attente chez les producteurs de déchets. Il s’agit des déchets HA, MA-VL et FA-VL. Des études sont actuellement effectuées par l’Andra (projet Cigéo et projet FA-VL) afin de concevoir des centres de stockage susceptibles de les accueillir et de les isoler pour de très longues périodes de temps.

 

La répartition par niveaux de radioactivité

Plus de 96 % des déchets radioactifs sont de faible, voire de très faible activité. Les 4 % restants concentrent plus de 99 % de la radioactivité.

 

Répartition des volumes et des niveaux de radioactivité des déchets existants à fin 2013

Des origines diverses

La production d’électricité d’origine nucléaire est responsable d’environ deux tiers des déchets radioactifs. Le reste provient de la défense, de la recherche, de l’industrie classique et du secteur médical.

 

Répartition du volume total de déchets par secteur économique

Les prévisions pour l'avenir

Les prévisions des industriels

Pour mieux anticiper les volumes et la nature des déchets à venir, l’Inventaire national présente également les prévisions des producteurs à horizon 2020, 2030 et, pour la première fois cette année, à la fin de vie de leurs installations.

Ces prévisions sont établies selon les hypothèses retenues par des producteurs eux-mêmes concernant la durée de fonctionnement de leurs installations (par exemple 50 ans en moyenne d’exploitation pour l’ensemble des réacteurs EDF) et le calendrier des démantèlements envisagés. Ces hypothèses peuvent être amenées à évoluer en fonction de leurs orientations stratégiques ou des évolutions réglementaires.

 

Répartition des volumes (m3) de déchets radioactifs à fin 2020, à fin 2030 et à terminaison selon les scénarios des industriels

Deux scénarios prospectifs

L’inventaire propose également une vision prospective des déchets et matières produits par l’ensemble des installations jusqu’à leur fin de vie, suivant deux scénarios de politique électronucléaire volontairement contrastés, en lien avec la politique énergétique française.

Scénario 1 : Poursuite de la production électronucléaire et maintien de la stratégie actuelle du traitement du combustible usé. Ce scénario considère une durée de fonctionnement moyenne de 50 ans pour l’ensemble des réacteurs autorisés à fin 2013, limités à une puissance installée de 63,2 GWe, comme le prévoit le projet de loi sur la transition énergétique. Dans cette hypothèse, les combustibles usés produits par le parc existant seront recyclés dans les futurs réacteurs qui prendront le relais des installations actuelles.

Scénario 2 : Non-renouvellement de la production électronucléaire. Ce scénario suppose l’arrêt progressif de la production électronucléaire au fur et à mesure de l’arrivée en fin de vie des installations (sur la base d’une durée moyenne de fonctionnement de 40 ans). Dans ce scénario, on arrêterait le traitement des combustibles usés en 2019 qui deviendraient alors des déchets devant être stockés dans les mêmes conditions que les déchets de haute activité.

 

Estimation des déchets produits dans les deux scénarios prospectifs envisagés, à terminaison

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