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Mission des gendarmes : plus de dialogue pour mieux prendre en compte la vie du territoire

Des réunions régulières entre la gendarmerie, l’Andra et les maires ont été récemment mises en place au Centre de l’Andra en Meuse/Haute-Marne. Objectif : faire en sorte que le dispositif de maintien de l’ordre public et de sécurisation des activités de l’Andra s’intègre au mieux sur le territoire. Explications.

Le CMHM en 2021

Depuis 2018 et les incidents liés à l’occupation illégale du bois Lejuc par les opposants au projet Cigéo, le Centre de l’Andra en Meuse/Haute- Marne héberge, à la demande de l’État et des pouvoirs publics, un escadron de gendarmerie. Sous la responsabilité du commandant de groupement de la gendarmerie de la Meuse, cet escadron a pour mission de veiller à l’ordre public, à la protection du bois Lejuc et à la sécurité des personnes. « Sa mission est de protéger nos installations des dégradations et de permettre à notre personnel comme à nos prestataires de travailler dans de bonnes conditions, par exemple pour faire des inventaires environnementaux ou des mesures topographiques, explique Thierry Prot, chef du service protection et prévention des risques au Centre de l’Andra en Meuse/Haute-Marne.

Au total, un effectif d’environ 80 gendarmes est présent localement pour contrôler le site et intervenir si besoin en renfort de la gendarmerie départementale. En trois ans, ce dispositif a permis d’assurer la sécurisation du territoire, de rassurer les populations et d’assurer la poursuite des activités de l’Andra. Mais il n’est pas sans conséquences pour les habitants : nuisances sonores liées aux passages des véhicules de gendarmerie, ou contrôles plus fréquents occasionnés par les rotations des équipes sur le terrain sont parmi les désagréments souvent exprimés. « Il faut savoir aussi que l’escadron hébergé à l’Andra change régulièrement, précise Thierry Prot. Quand ils arrivent, les nouveaux effectifs ne sont pas toujours au fait des particularités du territoire et de nos activités. »

« Nous souhaitions que les consignes et la mission des gendarmes soient explicitées, et que les maires puissent nous faire part de leurs attentes et des remarques des habitants. »

Des réunions régulières

C’est pourquoi l’Andra a souhaité favoriser une communication constructive avec les maires des communes avoisinantes. L’objectif : faire en sorte que la présence des forces de l’ordre s’insère le mieux possible dans la vie du territoire. « Nous souhaitions que tout le monde puisse avoir le même niveau de connaissance, que les consignes et la mission des gendarmes soient explicitées, et que les maires puissent nous faire part de leurs attentes et des remarques des habitants. »

Depuis juillet dernier, des réunions régulières sont désormais organisées. Elles ont déjà permis de mieux prendre en compte les us et coutumes du territoire (chasse, utilisation des chemins) ou encore d’adapter les rondes des gendarmes et les véhicules utilisés pour limiter les nuisances sonores. « Les retours des maires sont positifs, note Thierry Prot. Grâce à ces temps d’échange, la communication est plus fluide et les relations s’améliorent. » Néanmoins, des crispations peuvent être ponctuellement engendrées et seul le dialogue et l’implication des différents acteurs permettront une cohabitation sereine dans la durée. Au bénéfice de tous car, au-delà des activités de l’Andra, la présence des gendarmes est aussi un service public de proximité mis à la disposition du territoire.

En projet

L’Andra engage les démarches pour construire un quartier gendarmerie sur le site du Laboratoire souterrain du CMHM. Il viendra remplacer les bâtiments provisoires mis à disposition des gendarmes mobiles. Il s’agit d’une organisation spécifique à la sécurité du site.

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