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Centres de stockage en surface de déchets radioactifs. Comment ne pas les oublier ?

Même si les centres de stockage en surface de déchets radioactifs sont conçus pour être sûrs de manière passive une fois fermés et donc ne nécessiter aucune intervention de la part des générations futures, des actions sont engagées afin de transmettre et conserver la mémoire de ces centres pour les quelques siècles à venir.

Afin d'informer les générations futures de l'existence des centres de l’Andra dans l’Aube et dans la Manche et de ce qu'ils contiennent, des solutions sont mises en place dès aujourd'hui pour conserver leur mémoire.

Pourquoi ?

Personne ne peut prévoir si les organismes aujourd'hui responsables des centres de stockage de déchets radioactifs existeront encore dans plusieurs siècles. Tout un programme d’actions spécifique a été conçu afin que la mémoire de ces centres perdure aussi longtemps que possible, et ce malgré d'éventuelles ruptures sociales ou politiques.

Mémoire de quoi ?

L'objectif aujourd'hui est de faire en sorte que les générations à venir soient informées de l'existence des centres de stockage et de leur contenu. Il faut pour cela retracer les étapes les plus importantes de la vie de chaque centre et regrouper les informations essentielles les concernant (contenu, dimensions, caractéristiques des déchets stockés...). C'est chaque génération qui aura la responsabilité de contribuer à transmettre cette mémoire aux générations suivantes.

 

Comment assurer la conservation et la transmission des informations ?

Les technologies de l'information évoluent très vite, certaines solutions deviennent obsolètes en à peine dix à vingt ans, tant au niveau des matériels que des logiciels. Cette évolution rapide est un problème majeur pour la transmission des informations.

Des études ont permis de valider le choix du support présentant la plus longue longévité : c’est le papier et plus précisément le papier permanent.

Aussi, tous les documents numériques sont imprimés sur du papier permanent, solution à l'épreuve du temps. Ce papier, fabriqué pour la première fois dans les années 1950, est un papier spécial créé à partir de pure cellulose qui peut se conserver longtemps, contrairement au papier ordinaire qui se détériore en quelques dizaines d'années. Ces documents papier sont ensuite envoyés aux Archives nationales afin d'assurer leur conservation à long terme.

L'existence d'un centre de stockage doit également être ancrée dans la mémoire collective. L'Andra communique régulièrement sur les centres de stockage qu'elle exploite et entretient cette connaissance auprès des publics alentour. La mémoire d'un tel site doit se partager avec son environnement, ses riverains notamment, de génération en génération.

Boites d’archives du Centre de stockage de l’Aube manipulées avec précaution ©Polka

Les groupes « mémoires » des centres de l’Andra

Trois groupes de travail – un pour chacun des centres de l’Andra dans la Manche, dans l’Aube et en Meuse/Haute-Marne – ont été créés en 2011 pour réfléchir à la problématique de la transmission de la mémoire des sites de stockage sur le long terme. Constitués de riverains, d’élus locaux, d’acteurs de la vie associative ainsi que d’anciens salariés des centres de stockage, ces groupes poursuivent le même objectif : sauvegarder et transmettre la mémoire.

Ces groupes proposent et portent diverses initiatives au service de la mémoire : archivage des revues de presse des centres, recueil de témoignages sonores d’anciens salariés et acteurs locaux, réalisation de projets tels qu’une lecture théâtralisée, BD, jeux, œuvre artistique, etc.

Pour en savoir + :

https://www.andra.fr/nos-expertises/conserver-et-transmettre-la-memoire

https://aube.andra.fr/landra-dans-laube/preserver-et-transmettre-la-memoire

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