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Quel rôle pour les jeunes générations dans la gestion des déchets radioactifs ?

En octobre dernier, en Belgique, avait lieu la réunion annuelle du Forum on Stakeholder Confidence (FSC), le groupe de l’AEN(1) en charge de réfléchir à l’implication des parties prenantes dans les projets de stockage de déchets radioactifs. Acteurs locaux, étudiants et autres experts de différents pays étaient réunis pour échanger en particulier sur le rôle et la participation des jeunes générations dans ces projets à long terme. 

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Les jeunes constituent-ils un groupe cible distinct parmi les parties prenantes impliquées dans les projets de stockage de déchets radioactifs ? Quelles sont les caractéristiques des projets participatifs qui intéressent les jeunes ? Comment faire en sorte que les décisions prises aujourd'hui tiennent compte des préoccupations des générations futures ? Autant de questions qui étaient au programme lors de l’atelier organisé par le FSC à Tabloo, en Belgique. « La problématique des déchets radioactifs étant une question long terme, voire de très long terme, le rôle et l’implication des jeunes générations sont essentiels. C’est eux qui seront les citoyens de demain et auront à gérer l’exploitation des centres de stockage existants ou en projet. », souligne Annabelle Quenet, chef du département communication et dialogue à l’Andra.

(1) Agence pour l’Energie nucléaire de l’organisation de coopération de de développement économique (OCDE)

 

Une partie prenante, c’est quoi ?

Une partie prenante désigne tout acteur (individu, organisation, groupe) concerné par un projet, une décision ou action, c’est-à-dire dont les intérêts sont affectés d’une façon ou d’une autre par sa mise en place.

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Pour l’occasion, des étudiants et jeunes actifs, d’origines différentes, notamment de jeunes français, étaient réunis. Différentes initiatives impliquants les jeunes ont été présentées par les organisations en charge de la gestion des déchets radioactifs : un bus itinérant équipé d'un « laboratoire géologique » ou une exposition au Musée des sciences de Tokyo au Japon ; la démarche de dialogue, notamment sur les réseaux sociaux, menée en France pour élargir les modes d’expression sur les déchets radioactifs et ouvrir plus largement le débat sur le sujet ; voire des projets encore plus originaux comme en Belgique avec l’organisation d’un concert de l’orchestre national de Belgique pour sensibiliser un public plus vaste et plus jeune à cette thématique. 

Ces partages d’expériences se sont accompagnés de tables rondes et d’ateliers entre les jeunes participants et les membres du FSC. De quoi explorer différents outils et méthodes pour impliquer les jeunes dans les projets de stockage de déchets radioactifs, de l’information à la prise de décision : « En tant que jeunes, nous voulons être impliqués si le sujet est pertinent et peut avoir un impact positif sur la société. Mais nous ne voulons pas uniquement être entendus, nous voulons être en mesure de changer quelque chose. Participer, c'est aussi décider », conclut un étudiant de l'Université d'Anvers. 


 

Le Forum on Stakeholder Confidence (FSC)

Crée au sein de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN), le FSC est une plateforme internationale sur l’implication des parties prenantes dans la gestion des déchets radioactifs. Il vise en particulier à partager les expériences de différents pays, à réfléchir aux moyens de créer une confiance sociétale autour des projets de stockage et à améliorer les processus de prise de décision associés. Un groupe de travail du FSC se concentre spécifiquement sur l’implication des jeunes générations.

Le FSC rassemble des organismes de gestion des déchets radioactifs, des instances de régulation, des acteurs industriels et de la recherche sur le nucléaire, ainsi que des décideurs gouvernementaux à travers 20 pays représentés. Des ateliers sont régulièrement organisés afin de réunir les membres du FSC avec des parties prenantes nationales.

En savoir plus sur le FSC

Pour en découvrir davantage sur cet évènement, retrouvez l’article complet de l’Ondraf, l’homologue belge de l’Andra

La réunion annuelle du FSC en images

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