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Surveillance de l'environnement : une experte de l'Andra forme les ingénieurs de demain

À la demande de l’Institut des mines et télécoms de Nantes (IMT Atlantique), l’Andra a proposé un cours de cinq heures aux étudiants en ingénierie nucléaire. Le sujet : la surveillance d’une installation nucléaire de base (INB) et la réglementation associée. Cet enseignement qui se voulait participatif intègre une démarche pérenne de l’Agence : collaborer avec le monde universitaire pour transmettre son expertise et former les ingénieurs de demain.

Si l’Institut des mines & télécoms de Nantes s’associe régulièrement avec des intervenants industriels, il fait appel au Centre de stockage de la Manche (CSM) pour la première fois. C’est dans le cadre de son unité de valeur en radioécologie (étude des éléments radioactifs dans l’environnement), que l’IMT Atlantique a sollicité Isabelle Deniau, chargée d’affaires en surveillance de l’environnement au CSM pour proposer un enseignement dédié. Dans ce cours pour les étudiants de dernière année qui a eu lieu le 23 octobre, une dizaine de futurs cadres
du nucléaire ont pris connaissance du système de surveillance du CSM, en guise d’exercice pratique à la thématique. « Je leur ai décrit le fonctionnement et le dispositif de surveillance du Centre, précise l’intervenante, puis fait un point sur les acteurs impliqués (ASN, IRSN) et la réglementation associée. »

« C’est intéressant pour eux de connaître l’existence de métiers spécifiques aux déchets radioactifs. Et pour nous de leur faire découvrir toute l’étendue des carrières et des débouchés existant à l’Andra. » »

Isabelle Deniau, chargée d’affaires en surveillance de l’environnement au centre de stockage de la Manche

Un atelier pour éprouver la théorie

Aux explications sur la surveillance du CSM a succédé une mise en situation. « Je vous distribue les plans du Centre, je vous donne la rose des vents. Faites-moi une proposition de plan de surveillance ! », a proposé la formatrice, laissant aux futurs ingénieurs une totale autonomie. Si les étudiants, réunis en ateliers, savaient qu’élaborer un tel dispositif passe par l’identification des zones à surveiller, ils ne disposaient pas du moindre indice sur la carte. C’est d’après la pédagogie assurée en amont qu’ils ont élaboré des choix sur les zones de l’environnement à surveiller (ruisseaux, eaux souterraines, etc.), choix qui se sont avérés le plus souvent pertinents. L’atelier a ainsi éprouvé avec succès le cours théorique. « Lorsqu’il y a de l’échange, la transmission passe mieux », estime Isabelle Deniau, heureuse d’avoir pu faire part de son savoir. « C’était aussi l’occasion de mettre à l’épreuve mes compétences pédagogiques ! »

Ces étudiants en fin de cursus ont de leur côté apprécié cet enseignement complémentaire. Pour Fabien, entendre diverses parties prenantes du nucléaire apporte une « vision globale » et stimule « l’esprit critique ». Myriam a pour sa part beaucoup apprécié l’exercice d’application qui rendait « les concepts moins abstraits » ainsi que le descriptif du CSM : « On a vraiment vu jusqu’où la surveillance va (faune, flore, etc.). » Y aura-t-il des vocations à la clef ? « C’est intéressant pour eux de connaître l’existence de métiers spécifiques aux déchets radioactifs, rapporte Isabelle Deniau. Et pour nous de leur faire découvrir toute l’étendue des carrières et des débouchés existant à l’Andra. » 

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