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Tous les dix ans, un réexamen en profondeur de la sûreté des centres

En tant qu’installations nucléaires de base, les centres de stockages de l’Aube (CSA) et de la Manche (CSM) sont soumis à un « réexamen de sûreté » décennal par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’autorité indépendante chargée du contrôle des activités nucléaires civiles en France. Objectif : apprécier la conformité réglementaire des installations et procéder à une analyse globale de leur sûreté, notamment face aux aléas naturels.

Inspection par l’ASN du Centre de stockage de l’Aube

« Une procédure très exigeante, rappelle Patrice Torres, le directeur des opérations industrielles de ­l’Andra. Même si nous avons l’obligation de garantir en permanence la sûreté et la conformité de nos centres par rapport aux dernières réglementations et référentiels en vigueur, le réexamen constitue un temps fort : l’ASN examine précisément nos installations pour évaluer si elles sont pleinement en capacité d’assurer la sûreté(1). Elle nous autorise ensuite ou non à poursuivre nos activités. C’est un peu comme si, tous les dix ans, nous redemandions une autorisation d’exploitation. »

Cette analyse globale de la sûreté des centres comprend un volet dédié aux « agressions externes », dont font partie les aléas naturels : conditions climatiques extrêmes, séismes. « Il s’agit de réévaluer la sûreté de nos installations en tenant compte du retour d’expérience de leur exploitation et des dernières connaissances disponibles en la matière », explique Patrice Torres.

 

Envisager et être prêt à parer au plus grand nombre de situations possibles

Couverture du Centre de stockage de la Manche

La conception des centres est-elle toujours adaptée à la réalité des risques naturels actuels ? Les évènements de référence pris en compte il y a dix ans sont-ils toujours les bons ? Comment les installations se comporteraient-elles dans telle ou telle situation extrême ? Le réexamen de sûreté impose à ­l’Andra d’apporter la preuve de ses capacités techniques, mais aussi organisationnelles à prévenir et neutraliser ce type de d’événement. Pour ce faire, elle doit vérifier que les objectifs de sûreté sont bien respectés et que les marges de sûreté permettent de parer à toutes les éventualités, même en cas de situations extrêmes.

Soumis à l’instruction technique de l’Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les dossiers de réexamen de sûreté de ­l’Andra (de volumineux documents de plus de 1 000 pages) sont ensuite évalués par l’ASN. Mais ­l’Andra assure toute l’année une veille réglementaire continue en matière de sûreté de ses installations. Le CSA et le CSM font aussi l’objet, tous les ans, de plusieurs inspections inopinées ou programmées de l’ASN.

 

(1)Les derniers dossiers de réexamen de sûreté du CSA et du CSM ont été respectivement remis en 2016 et 2019. Ils sont en cours d’instruction par l’ASN.

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