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Une nouvelle étape vers le choix du site pour le centre de stockage réversible profond

En octobre 2009, l'Andra a remis aux ministres en charge de l'énergie, de l'environnement et de la recherche un rapport dans lequel elle identifie :

  • une zone de 30 km2 environ pour poursuivre l'étude de l'implantation des installations souterraines,
  • plusieurs zones possibles pour les installations de surface.

Ces propositions répondent d'abord à des critères scientifiques et techniques. Elles ont également pris en compte les attentes des acteurs locaux que l'Andra a rencontrés tout au long de l'année.

Implantation possible des installations souterraines

En 2005, les études conduites par l'Andra depuis la surface et dans les galeries du Laboratoire souterrain ont confirmé que la couche argileuse du Callovo-Oxfordien située à environ 500 mètres de profondeur était compatible avec la création d'un stockage profond. Une première zone de 250 km², à l'intérieur de laquelle les caractéristiques de la roche sont favorables à l'implantation du stockage, a été délimitée autour du Laboratoire souterrain. La zone restreinte, proposée par l'Andra (carte ci-dessous), est située à l'intérieur de cette première zone d'étude, dite de transposition.

Proposition transmise aux ministres d'une zone de 30 km2 identifiée comme la plus intéressante pour y étudier la possibilité d'implanter les installations souterraines.

Quelles sont les principales caractéristiques de cette proposition pour les installations souterraines ?

La proposition de zone restreinte répond prioritairement des critères scientifiques et techniques :

  • privilégier la zone la plus favorable du point de vue de la géologie et de la sûreté du stockage (importance de l'épaisseur de la couche d'argile, de sa profondeur et de l'absence de failles notamment),
  • permettre l'implantation de l'architecture de référence du stockage étudiée en 2009.

Elle répond aussi aux attentes exprimées par les élus, le Comité local d'information et de suivi du Laboratoire souterrain (Clis), les chambres consulaires... rencontrés tout au long de l'année. Notamment les critères liés à l'aménagement du territoire et à l'insertion locale suivants :

  • rendre possible l'accès au stockage par un tunnel incliné depuis la zone limitrophe Meuse/Haute-Marne,
  • éviter une implantation sous les zones urbanisées des villages,
  • permettre de placer les puits d'accès principaux dans une zone boisée.

Implantation possible des installations de surface

Après avoir analysé les contraintes environnementales et industrielles (zones urbanisées, zones inondables, risques liés à la chute d'avion, accès aux voies de communication…), l'Andra propose aussi six zones (en rose sur la carte ci-dessous) favorables aux installations de surface. Elles sont à la fois compatibles avec la zone de 30 km2 identifiée pour les installations souterraines et avec les souhaits des acteurs locaux en matière d'aménagement du territoire. Ces derniers ont, entre autres, souligné l'importance de préserver l'environnement et le cadre de vie et de valoriser le potentiel des infrastructures de transport existantes en developpant les transports ferroviaires et fluviaux.

Scénarios d'implantation des installations de surface, compatibles avec la zone restreinte proposée par l'Andra pour les implantations souterraines.

Poursuite de la démarche d'implantation

Quand l'État aura fait connaître sa décision, après avoir consulté la Commission nationale d'évaluation, l'Autorité de sûreté nucléaire et le Clis, des investigations géologiques sur la zone restreinte et des études complémentaires concernant les installations de surface pourront débuter en vue de choisir, en 2013, la localisation d'un site de stockage.

©RougeVif
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