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Faire évoluer l’information et le dialogue avec la société au fil des ans

Informer le grand public et lui permettre de s’exprimer sur ce sujet sensible et complexe représente une mission et un défi pour ­l’Andra. Comment a évolué son action en 30 ans ? Rétrospective.

Depuis 1991, l’un des rôles, majeur, de ­l’Andra est d’informer sur le sujet complexe de la gestion des déchets radioactifs, aux confins de considérations techniques, éthiques, philosophiques, politiques… Un enjeu de taille car pour faire vivre ce débat de société, il faut fournir des informations claires permettant à chaque citoyen de se faire sa propre opinion et contribuer au débat en toute connaissance de cause.

« La question des déchets radioactifs doit être mise sur la place publique et, pour nous, cela veut dire répondre à toutes les questions. Les salariés de ­l’Andra sont toujours très enthousiastes pour échanger avec le public, lors des journées portes ouvertes sur nos sites par exemple », souligne Annabelle Quenet, chef du département communication et dialogue à ­l’Andra.

L’échange a toujours représenté une part importante du travail de ­l’Andra. Néanmoins, il s’est élargi avec l’évolution des attentes de la société : plus d’informations, plus de dialogue et plus de concertations. L’Agence va donc à la rencontre de tous les publics, quel que soit leur degré d’expertise initiale sur les déchets radioactifs, là où ils se trouvent : dans les conseils municipaux, auprès des commissions locales d’information et des riverains, dans les universités, dans les médias, sur les réseaux sociaux… 

« Notre mission d’information et de dialogue avec la société mobilise de nombreuses personnes : une trentaine de salariés est aujourd’hui à pied d’œuvre » explique Annabelle Quenet. Car la tâche est vaste ! ­L’Andra propose des informations de fond, techniques, comme très grand public, à l’écrit comme via des vidéos, un format qui permet d’appréhender plus facilement des sujets parfois ardus. Et, localement, ­l’Andra accueille plus de 15 000 visiteurs chaque année sur ses centres – hors période Covid – tout en organisant de nombreuses conférences et expositions pédagogiques, notamment pour le jeune public. 

La participation du public s’est aussi accrue au cours des dernières années pour permettre d’intégrer une expertise citoyenne dans les activités et projets de ­l’Andra. Un exemple ? Qui aurait imaginé il y a trente ans une concertation sur l’aménagement de l’espace et du cadre de vie autour d’un site comme Cigéo ? Donner la parole sur l’insertion paysagère, l’architecture, l’urbanisme, l’usage des bâtiments, les étapes de chantier et le suivi environnemental et sanitaire semble pourtant « naturel » aujourd’hui car ce sont des sujets qui ont un réel impact pour les riverains.

 

Le point de vue d’Annabelle Quenet

« Pour toucher un public le plus large possible, nous ne pouvons pas nous contenter de publier des informations, même en les rendant le plus attractives et illustrées possible ! Nous allons donc aussi à la rencontre des gens pour répondre aux questions et favoriser les échanges… quitte à être un peu chahutés parfois ! Nous veillons aussi à interpeller de nouveaux publics via, par exemple, des concours de courts-métrages, une fresque de street art, une BD en ligne, une série de podcasts, un jeu télévisé… Il y a 1 000 façons d’attirer la curiosité du plus grand nombre pour faire des déchets radioactifs un sujet accessible à tous, parce qu’il nous concerne tous. »

Retrouvez notre dossier complet sur les 30 ans de l'Andra
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