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Le temps en perspective

1991-2021 : 30 ans ! Dans une vie humaine, 30 ans est la force de l’âge. Mais que représente cet « espace de temps » quand il s’agit de déchets radioactifs ?

Que représentent trente années pour ­l’Andra ? Toute sa vie en tant qu’agence publique indépendante ou le temps d’une carrière complète pour un salarié en son sein…

Mais 30 ans, c’est aussi – et seulement :

  • 1/4 de la période depuis laquelle l’être humain produit des déchets radioactifs (120 ans),

  • 1/10 du temps pendant lequel un centre de stockage de  surface doit être surveillé après sa fermeture (au moins 300 ans), 

  • ... et une infime partie du temps durant lequel le centre de stockage géologique Cigéo doit confiner les déchets radioactifs les plus dangereux (des milliers d’années). 

À se confronter aux durées pendant lesquels certains déchets radioactifs doivent être isolés des êtres humains et de leur environnement, le temps devient une notion qui semble déconnectée de l’unité qui nous sert à célébrer les anniversaires d’année en année. Ces durées que nos esprits ont du mal à concevoir deviennent même vertigineuses !
 

Le temps, une notion fondamentale… et relative

Pourtant, pour ­l’Andra, le temps est un élément à maîtriser, une notion centrale dans sa façon de gérer les déchets radioactifs en fonction de leur dangerosité.

Selon la classification des déchets radioactifs, un déchet à « vie courte » contient principalement des éléments radioactifs ayant une période inférieure ou égale à 31 ans, cela signifie qu’au bout de quelques siècles, ils n’ont quasiment plus d’impact sur l’homme et l’environnement. Un déchet à « vie longue » contient principalement des éléments radioactifs ayant une période de plus de 31 ans (période qui peut atteindre des dizaines de milliers d’années pour certains radioéléments), le confinement s’imposant alors sur le très très long terme.

Des dizaines de milliers d’années… Une durée qui paraît assez inimaginable à l’échelle humaine (les premiers hominidés sont apparus sur Terre il y a 7 millions d’années et Homo Erectus a découvert le feu il y a « seulement » 500 000 ans…) mais qui représente un rien de temps à l’échelle géologique (la terre est âgée de près de 4,5 milliards d’années). Comment alors penser de telles durées ? Assurer une sécurité sur d’aussi longues périodes ? Essayer de transmettre des informations sur de nombreuses générations ?

C’est pourtant en regard de ces perspectives que doit travailler ­l’Andra, notamment pour le projet Cigéo. Un travail qui passe par la mobilisation d’experts dans des disciplines scientifiques aussi variées que la physique nucléaire, les géosciences, les sciences sociales, l’économie, l’anthropologie, la linguistique, etc. Une multidisciplinarité aussi impressionnante que le défi à relever ! 

 

La période radioactive

La période radioactive, aussi appelée  demi-vie, est le temps que met un élément radioactif pour que la moitié de ses atomes se désintègrent naturellement. Après dix périodes, l’activité radiologique d’un élément a été divisée environ par 1 000.

Retrouvez notre dossier complet sur les 30 ans de l'Andra
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