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Les secrets du bassin d'orage du Centre de stockage de l'Aube

Eaux de pluie, certains effluents des installations..., sur le site du Centre de stockage de l'Aube (CSA), les eaux ont des provenances diverses. Une infrastructure spécialement dédiée permet de les recueillir puis de les évacuer en toute sûreté tout en évitant le trop-plein : le bassin d'orage. Explications.

C'est quoi, un bassin d'orage ?

Le bassin d’orage, implanté sur le Centre de stockage de l’Aube, est le point de collecte unique des eaux du site avant leur rejet, après contrôles, dans le ruisseau des Noues d’Amance. Le bassin sert aussi de réserve d’eau en cas d’incendie.

Créé pour récupérer et stocker l’eau, le bassin d’orage constitue une « zone tampon ». Il a pour fonctions de réguler les volumes excédentaires en cas de fortes précipitations et de protéger l’environnement d’éventuelles pollutions.

D'où proviennent les eaux récupérées ?

Ce sont essentiellement :

• Des eaux de pluie

• Des eaux usées (sanitaires, restaurant du centre après traitement par la station d'épuration)

• Des eaux issues de procédés techniques effectués dans les installations

• Potentiellement, les eaux provenant du réseau séparatif gravitaire enterré (RSGE), sous certaines conditions.

Une quantité d'eau bien régulée

Les eaux du bassin d’orage sont envoyées au ruisseau par l’action d’un système de pompes. Une des pompes est conçue pour rejeter de petits débits d'eau. Elle fonctionne l’essentiel du temps et permet de rejeter doucement les eaux pour minimiser l’impact hydraulique sur le ruisseau. Trois autres pompes prennent le relais quand il s’agit de traiter des volumes importants. Le volume rejeté est mesuré par des débitmètres. En cas d’intempérie et d’excédent de pluie, si le bassin atteint sa limite haute, l’eau est évacuée par un système de débordement (mode « surverse ») qui vient compléter l’action des pompes.

Comment l'eau circule-t-elle jusqu'au bassin ?

Les eaux ne suivent pas le même chemin, tout dépend de leur provenance et de leur qualité.

  • Les eaux de pluie : vont directement dans le bassin d’orage
  • Les eaux usées : passent par la station d’épuration où elles sont traitées avant d’être acheminées vers le bassin d’orage
  • Les eaux produites dans des installations du centre : sont collectées dans les installations dans des cuves spécifiques où elles subissent des contrôles. Elles sont dirigées vers le bassin d’orage si elles respectent les seuils radiologiques imposés. Si non, elles sont gérées comme des déchets liquides radioactifs et ne sont pas rejetées dans l’environnement.
  • Les eaux collectées par le réseau séparatif gravitaire enterré (RSGE) : sont également récupérées dans les installations dans des bassins spécifiques et subissent des contrôles radiologiques. Elles ne sont dirigées vers le bassin d'orage que lorsque les volumes collectés sont significatifs et dans le respect des seuils radiologiques réglementaires.

La qualité des eaux examinée à la loupe

La surveillance radiologique et chimique des eaux du bassin est assurée par des collecteurs automatiques d'échantillons. Ceux-ci sont ensuite analysés en laboratoire. Des mesures physico-chimiques sont également effectuées en continu pour contrôler le pH, l'oxygène, la conductivité et la température de l'eau. Cette surveillance rigoureuse permet de s'assurer que les eaux rejetées au milieu naturel, le ruisseau des Noues d'Amance, sont conformes aux normes de qualité fixées par la réglementation.

 

 

Le bassin d'orage en chiffres

  • 30 000 m3, c'est sa capacité maximale
  • 10 000 m3, c'est son volume minimum d'eau pour garantir une réserve en cas d'incendie
  • 4, c'est le nombre de pompes de rejet dont il est équipé : 1 pompe avec un débit de 4 litres/seconde et 3 pompes de 66 litres/seconde
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