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Centre de stockage de la Manche : la circulation des eaux souterraines

L’hydrogéologie permet de comprendre la circulation des eaux souterraines sous le Centre de stockage de
la Manche (CSM). Elle prend en compte des mécanismes complexes liés à la géologie et la topographie du site, mais aussi aux conditions météorologiques, sans oublier les activités humaines aux alentours du centre.

Un milieu géologique complexe

Le Centre de stockage de la Manche est installé en limite haute d’un plateau en pente douce. Il est situé dans le Massif armoricain, constitué de roches très anciennes, qui ont été plissées par des mouvements sismiques importants il y a plusieurs centaines de millions d’années. Celles-ci sont organisées en « tranches » verticales ou obliques très altérées, qui constituent sur environ 30 mètres de profondeur un milieu plutôt perméable (dit « aquifère »). Au-delà, les roches plus homogènes et compactes sont moins perméables.

Les nombreuses fractures et micro-fractures dans la partie altérée de la roche entraînent une circulation discontinue des eaux, même si celle-ci s’effectue globalement du sud vers le nord-est du site, pour rejoindre les ruisseaux en contrebas.

Qu’est-ce qu’un aquifère ?

C’est une roche réservoir poreuse ou fissurée capable de stocker de grandes quantités d’eau et où celle-ci peut circuler librement. Elle est constituée :

  • d’une zone saturée, où l’eau occupe tous les interstices des roches pour former une nappe d’eau souterraine ;
  • d’une zone non saturée, comprise entre la surface du sol et la surface de la nappe.

Une surveillance active

L’Andra dispose d’une soixantaine de piézomètres, installés tout autour du centre et dans l’environnement.
Ce dispositif vise à surveiller la direction des écoulements souterrains, le niveau de la nappe, son évolution selon les saisons et les conditions météorologiques, mais aussi la qualité des eaux par le biais de prélèvements.

Grâce à des techniques de traçage, on mesure également les temps de transfert des éventuels radionucléides qui pourraient s’échapper des colis, migrer vers la nappe, et se retrouver ensuite dans des ruisseaux environnants.

 

Qu’est-ce qu’un piézomètre ?

C’est un forage sur une trentaine de mètres de profondeur en moyenne (certains vont jusqu’à 100 m) qui permet de mesurer en un point donné le niveau de la nappe, et de réaliser des prélèvements.

Le modèle hydrogéologique

Le modèle hydrogéologique du CSM ne porte pas uniquement sur l’emprise du centre (15 hectares), mais sur une zone beaucoup plus large de 6 km2. Il s’appuie sur les données de la surveillance et la connaissance du milieu géologique pour modéliser les écoulements souterrains.

On peut ainsi s’assurer que les résultats des mesures issues de la surveillance sont conformes à ce qui était prévu et détecter d’éventuels écarts. Si les écoulements sont principalement liés à la géologie et à la topographie du site, ils sont aussi sous l’influence des activités humaines autour du centre :

  • la partie sud du centre est ainsi drainée par les pompages du site Orano de La Hague ;
  • la partie nord du centre est naturellement drainée par les ruisseaux de la Sainte-Hélène et du Grand Bel.

 

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